Semaine boursière : Paris garde son calme

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Au terme d'une nouvelle semaine de publication de résultats, le marché parisien fait preuve de sang froid. Dans l'ensemble, les investisseurs ont réagi avec mesure aux performances trimestrielles des entreprises et se sont concentrés sur les indicateurs économiques.

Lundi, l'indice d'activité dans l'industrie aux Etats-Unis a soutenu la tendance. Puis les investisseurs ont pris les décisions de politiques monétaires des Banques centrales comme point de mire. Mardi, ils ont donc marqué une pause, le marché est retombé en séance à son plus bas niveau depuis deux mois, avant de rebondir largement mercredi, juste avant les annonces de la Réserve fédérale américaine.

Le maintien des taux d'intérêt américains et européens a permis à la Bourse de Paris de confirmer solidement son rebond le jeudi et de résister à la nouvelle poussée du chômage (plus de 10%) aux Etats-Unis vendredi.

Avec le retour d'une certaine confiance vient bien sûr un appétit renouvelé pour le risque. Les valeurs cycliques occupent donc logiquement les premières places des hausses hebdomadaires du CAC: Saint-Gobain gagne 8,63%, Bouygues 7,96% et Vinci 6,13%. Lafarge, qui a lourdement chuté vendredi après des résultats trimestriels décevants, fait figure d'exception: il ne gagne que 0,67%.

Le secteur automobile est également à la fête. Michelin prend 5%, Peugeot 4,94% et Renault 3,4%. Lundi, le bond des ventes en France en octobre a porté le compartiment à la Bourse de Paris. Renault a été légèrement pénalisé par l'annonce de l'amplification de son plan d'économies.

Les banques ont été en vedette tout au long de la semaine, avec les publications de résultats de Société Générale et BNP Paribas en France, mais aussi les résultats très commentés (et décevants) d'UBS mardi. Lundi, le secteur a évolué dans le désordre, faute d'actualité signifiante, mais le lendemain, il a commencé son évolution en dents de scie: en baisse dans le sillage d'UBS, rebond le lendemain pour accompagner Société Générale. La journée de jeudi est un peu paradoxale: les banques ont été victimes de prises de bénéfices et n'ont pas suivi la belle progression de BNP Paribas, dopée par la très forte croissance de son bénéfice du troisième trimestre.

C'est grâce à sa séance de jeudi que BNP Paribas se place dans le "Top 5" des hausses du CAC cette semaine (+7,23%), suivi de Crédit Agricole (+7,21%), porté par les propos rassurant de son directeur général. Les autres valeurs enregistrent des gains plus modestes, à l'exception de Dexia, qui plonge de 7% et subit le plus fort recul hebdomadaire du CAC.

Enfin, les valeurs liées aux matières premières terminent également la semaine dans le vert. Les cours du brut sont restés à peu près stables autour de 80 dollars pour le WTI américain et 78 dollars pour le Brent, toute la semaine. Du coup, Technip avance de 7,54% sur les cinq dernières séances, Vallourec gagne 6,5% et Total, première capitalisation du CAC, 3,4%.

Les baisses de la semaine concernent surtout des valeurs isolées, dont les résultats trimestriels ont déçu les marchés. C'est le cas de Capgemini (-4,07%), de Lagardère (-1,14%) et de Suez Environnement (-0,89%).

Seul EDF (-2,6%) fait figure d'exception. L'électricien n'a pas publié son bilan du troisième trimestre, mais les inquiétudes du marché (et des analystes) sur la sécurité de son réseau de réacteurs nucléaires le pénalisent.

Si l'euro et le dollar sont restés stables cette semaine, autour de 1,48 dollar pour un euro, l'or a atteint des records. Il termine la semaine à 1.095,30 dollars l'once.

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