Foncière Paris France organise sa défense face à PHRV

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La foncière, cible d'une OPA inamicale, projette de lancer une Opra sur 25% de son capital au prix de 117 euros.

Nouveau rebondissement intéressant dans le dossier Foncière Paris France France : la société immobilière qui fait l'objet d'une OPA inamicale de la part de son homologue PHRV a décidé de reprendre la main en annonçant une série de mesures susceptibles de mettre des bâtons dans les roues de l'initiateur. Dans l'optique d'offrir une porte de sortie à ceux qui le voudraient, la foncière projette de lancer successivement un programme de rachat d'actions puis une offre publique de rachat d'actions (Opra) pour un maximum de 25% du capital. Le tout au prix unitaire de 117 euros par action. Soit 17 euros de mieux que le prix de l'OPA de PHRV mais 18 euros de moins que celui de l'ANR (actif net réévalué), de 135 euros par action de Foncière Paris France France (FPF).

Chevalier blanc

Depuis le lancement de l'offre hostile de PHRV, déjà détenteur de 25 % du capital de sa cible, le patron de FPF, Jean-Paul Dumortier n'est donc pas resté inactif. Ce professionnel de l'immobilier juge le projet d'OPA largement sous-évalué par rapport aux actifs de l'entreprise. Dès lors, il n'a sûrement pas ménagé ses efforts pour tenter de trouver un chevalier blanc. Foncière des Régions, qui avait déjà fait une offre en titres, cet été, avant de jeter l'éponge en raison de la crise estivale, aurait pu revenir à l'attaque. Mais finalement le groupe n'est plus intéressé. Du coup, Jean-Paul Dumortier et les membres du conseil d'administration ont élaboré une formule permettant à ceux qui le souhaitent de trouver une liquidité pour leurs titres et ce, à un prix supérieur à celui de l'OPA.

Pour l'heure, toutefois, rien n'est encore joué et il demeure de nombreuses questions en suspend. L'offre de PHRV doit encore être avalisée par l'AMF qui se réunit à ce sujet le 29 novembre. Ensuite, les projets de FPF sont, eux aussi, encore soumis au vote des actionnaires de l'entreprise qui seront réunis le 8 décembre en assemblée ordinaire (AGO) et extraordinaire (AGE). Une Opra doit recevoir le quitus des deux tiers des votants en AGE pour être validée. Or PHRV a déjà 25% du capital. Un détail qui a son importance. En outre, si Opra il y a, elle ne pourra se mettre en oeuvre qu'à l'issue de l'OPA initiale. Et même si cette dernière n'offre que 100 euros par titre, elle porte sur l'intégralité du capital alors que l'Opra, elle, est limitée à 25% du capital.

Autre inconnue de taille suceptible, elle aussi de perturber l'évolution de cette bataille rangée : les banques peuvent demander le remboursement anticipé de leur prêt en cas de changement de contrôle d'une entreprise cotée. L'ensemble des prêts de FPF représente environ 185 millions d'euros. Une épée de Damoclès au-dessus de la tête des raiders.

 

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