Les ambitions américaines d'Artprice affolent les marchés

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Artprice affole les marchés. Son titre s'est envolé de 45,72% à la Bourse de Paris lundi, suite à l'annonce du lancement de son activité de vente aux enchères d'art en ligne, par sa filiale Artmarket.com. A l'ouverture ce mardi matin, le titre était redescendu à 16,20 euros, contre 16,70 euros à la clôture.
Dans un communiqué publié dimanche, le groupe a confirmé qu'il envisage d'introduire "au Nasdaq ou tout autre marché anglo-saxon" sa filiale Artprice Inc., sous le nom d'Artmarket.com. "Une cotation sur le Nasdaq est l'hypothèse principale", a précisé lundi Thierry Ehrmann à l'AFP, indiquant que l'activité de place de marché du groupe faisait l'objet d'une estimation par le cabinet Ricol Lasteyrie.
L'objectif de cette introduction en Bourse, dont le calendrier n'est pas précisé, est de lever entre 90 millions et 120 millions de dollars pour la vente d'environ 30% du capital, ce qui valorise la société entre 300 millions et 400 millions de dollars. Artprice conservera les 70% restants.
Le projet devrait se concrétiser en 2015, a précisé l'amateur d'art, qui assure par ailleurs que le siège social et la cotation d'Artprice resteront en France.
Artprice a lancé en 2004 son activité de place de marché à prix fixe d'oeuvres d'art - ne générant pas de chiffre d'affaires pour le groupe - qui devait servir de rampe de lancement pour des ventes aux enchères en ligne en 2012, plus lucrative. Mais le lancement des enchères en ligne a été gelé à la suite des dispositions du Conseil des ventes volontaires (CVV).
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Dans l'Hexagone, "le Conseil des ventes volontaires s'acharne depuis deux ans notamment contre Artprice et Ebay, en créant des obstacles juridiques qui dépassent l'entendement pour un pays comme la France qui ne possède que 4% du marché de l'art", selon le communiqué du groupe.
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