L'euro toujours au plus bas face au dollar

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C'est l'histoire d'un dollar fort, a commenté Peter Dragicevich, stratégiste à la Commonwealth Bank of Australia, auprès de l'agence Bloomberg News.
"C'est l'histoire d'un dollar fort", a commenté Peter Dragicevich, stratégiste à la Commonwealth Bank of Australia, auprès de l'agence Bloomberg News. (Crédits : REUTERS/Michael Dalder)
Vers 8h, la monnaie unique européenne valait 1,0695 dollar, contre 1,0698 dollar mardi vers 22h. Elle a atteint mercredi vers 7h son plus bas niveau depuis avril 2003, à 1,0689 dollar.

L'euro continuait à se replier face au dollar mercredi 11 mars, restant dans ses étiages les plus bas depuis douze ans, plombé par les divergences de politiques entre la BCE et la Réserve fédérale.

Vers 07H00 GMT (08H00 à Paris), la monnaie unique européenne valait 1,0695 dollar, contre 1,0698 dollar mardi vers 21H00 GMT. Elle a atteint mercredi vers 06H00 GMT son plus bas niveau depuis avril 2003, à 1,0689 dollar.

La devise européenne était en légère hausse face à la monnaie nippone, à 129,69 contre 129,53 yens la veille.

Bons chiffres américains

Le dollar repartait légèrement en hausse face à la devise japonaise, à 121,26 yens contre 121,07 yens.

Les bons chiffres de l'économie américaine et la perspective d'une hausse des taux d'intérêt en juin incitent les opérateurs à se tourner vers la monnaie américaine.

Une hausse des taux, maintenus depuis 2008 près de zéro, rendra le dollar plus rénumérateur.

"C'est l'histoire d'un dollar fort", a commenté Peter Dragicevich, stratégiste à la Commonwealth Bank of Australia, auprès de l'agence Bloomberg News.

"Ce qui rend le dollar plus fort c'est que les marchés anticipent la décision de la Fed d'augmenter les taux plus tard cette année", a-t-il ajouté.

"Le dollar augmente pour deux raisons: le programme de rachat de dettes de la BCE et la politique monétaire américaine", a dit de son côté Yusuke Kuwayama, gestionnaire de portefeuilles chez Tokio Marine & Nichido Fire Insurance.

Les différences semblent désormais "extrêmes" entre la Fed et la Banque centrale européenne (BCE) qui a lancé lundi un vaste programme de rachats de titres de dettes publiques.

Cette mesure, qui couvrira plus de 1.100 milliards d'euros d'actifs à raison de 60 milliards par mois, doit relancer l'inflation et soutenir l'économie, mais aura comme effet collatéral de diluer la valeur de l'euro.

Les investisseurs continuent en outre de surveiller l'évolution de la situation en Grèce.

Athènes et ses créanciers, qui sont à bout de patience, doivent plancher ce mercredi sur les réformes à mener dans le pays, condition sine qua non pour qu'il obtienne l'argent dont il a cruellement besoin pour éviter l'asphyxie.

Vers 07H00 GMT, la livre britannique était quasiment stable face à la monnaie unique européenne, à 70,92 pence pour un euro. Elle montait face au billet vert, à 1,5080 dollar pour une livre.

La devise suisse était en légère hausse face à l'euro, à 1,0683 franc pour un euro, et progressait face au billet vert, à 1,0011 franc pour un dollar.

           Cours de mercredi   Cours de mardi

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                07H00 GMT        21H00 GMT

EUR/USD     1,0695             1,0698

EUR/JPY      129,69             129,53

EUR/CHF     1,0683             1,0693

EUR/GBP     0,7092             0,7099

USD/JPY      121,26            121,07

USD/CHF     0,9988             0,9995

GBP/USD     1,5080             1,5070

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Commentaires
a écrit le 12/02/2016 à 15:58 :
Dollar américain toujours?
a écrit le 12/02/2016 à 15:57 :
Dollar américain toujours?
a écrit le 12/03/2015 à 17:28 :
Bonjour,
Je pense qu'il est temps dorénavant de cesser de s’occuper de cette baisse de l'euro car elle est voulue par les autres monnaies mais aussi par les dirigeants de la zone euro afin de rendre plus compétitives nos exportations. L'euro restera faible tant que le pétrole restera bas donc jusqu'à l’orée 2020 au minimum. Il vaudrait probablement plus se concentrer sur d'autre prospectives économiques moins évidentes comme la numérisation de l'économie en cours et la transformation des métier traditionnels grâce à l'automatisation et à l'informatisation. Cela permettrait aux lecteurs de comprendre la mutation en cours dans le monde du travail qui est durable et probablement immuable. Les entreprises auront dorénavant durablement besoin de moins de main d’œuvre il faut donc développer de nouveaux pans économiques comme le spatial, la robotique, la transition énergétique, la chimie propre (non invasive pour les être vivant), les biomatériaux etc ... . La guerre des monnaies pour sa part a toujours existé et existera toujours tant qu'il existera des nations... . Pour lutter contre la guerre des monnaie il suffit de consommer local et de corréler les salaires avec les prix locaux ce que se refusent à faire les patrons ce qui va relancer la guerre sur les salaires entre le patronat et le salariat à court terme car après sept ans de frugalité salariale et 5 ans de super profit pour le CAC40 il va venir un moment ou ces super profits devront être partagés équitablement entre les salariés et les actionnaires au risque de blocages ... . L'analyse est universelle c'est d'ailleurs pour cela que les syndicats de patrons ont été invités cordialement et hors caméra à taire leur revendications pour éviter un nouveau mai 68 ... .
Réponse de le 14/03/2015 à 9:07 :
EXAT? BONNE ANNALYSE???

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