Disparition de Christophe Tricaud, ancien rédacteur en chef du service Marchés de La Tribune

Notre ancien collaborateur Christophe Tricaud, journaliste à la Tribune entre 2000 et 2010, est décédé lundi 9 mai à l'âge de 56 ans. Il a été pendant dix ans l'un des piliers du journal et de son service Marchés. Nos pensées émues vont à sa femme, ses quatre enfants, sa famille et tous ses amis, au nom de tous les salariés travaillant ou ayant travaillé à ses côtés.
Christophe à la tribune des Assises de la Pierre-Papier, en 2015.
Christophe à la tribune des Assises de la Pierre-Papier, en 2015. (Crédits : © Aj.Marty et H.Le Court de Beru)

La Tribune est en deuil. Nous avons en effet appris avec une grande émotion le décès lundi 9 mai de notre ancien collaborateur, le journaliste Christophe Tricaud, fauché à l'âge de 56 ans. Christophe a été le rédacteur en chef du service Marchés du quotidien La Tribune, qu'il avait contribué à porter à un niveau de qualité reconnu par ses pairs et par tous les professionnels de la finance. C'était surtout un bon camarade, bon vivant et plein de verve, qui savait créer l'ambiance dans un journal qui a connu bien sûr des moments difficiles, mais a toujours suscité un fort attachement à tous ceux, journalistes et non journalistes, qui y ont passé une partie de leur vie.

Rare générosité

Diplômé en droit, fort d'une expérience de journalisme financier de quelque 25 ans acquise dans plusieurs titres - l'Agefi, la Vie Financière, Les Echos, La Tribune -, Christophe connaissait toutes les arcanes du monde boursier, les secrets de ses acteurs dont il n'hésitait pas à faire partager à tous sa connaissance, avec une rare générosité. Nul mieux que lui ne connaissait la cote, le hors cote, et la vie des sociétés. Rien ne l'excitait plus que de trouver le « grain de sable » à travers la lecture aride des bilans d'entreprises cotées, les foncières ayant sa préférence.

Quiconque avait rencontré Christophe ne pouvait rester indifférent au personnage et sa faconde. Excellent journaliste, mais faisant preuve d'une grande modestie, il avait une haute idée de ce métier et de son indispensable indépendance qu'il n'aura jamais manqué de défendre à maintes occasions dans cette « nef des Fous » que fut la Tribune à certains moments de son histoire.

Epicurien érudit

Car ce qu'aimait par-dessus tout cet élégant épicurien érudit, c'était la communauté vivante et amicale d'une rédaction, les débats enfiévrés sur l'angle d'un article, la recherche d'une phrase bien frappée. Il était à son aise dans cette culture populaire si particulière et conviviale de la presse où cohabitaient journalistes, éditeurs, correcteurs et autres métiers, et dont les « pots » réguliers étaient l'occasion de lever le verre. Avec sa voix de stentor, Christophe savait comme personne lancer le fameux « A la santé du confrère », la chanson traditionnelle des typographes qui remonte au Second Empire, et qui inaugurait tout « pot » d'arrivée et hélas, plus souvent, de départ au journal.

Après avoir quitté La Tribune, il avait rejoint en 2011 en tant que rédacteur en chef le site internet « Pierre Papier », spécialisé dans les placements immobiliers, qu'il avait contribué à développer, notamment avec les Programmes des « Assises de la Pierre Papier », devenus un événement dans le secteur.

Ces derniers mois, Christophe aura affronté sa maladie avec un courage exemplaire, restant lucide jusqu'au dernier jour. Mort trop jeune, il va manquer à ses nombreux amis.

Les personnels de La Tribune - ceux qui y sont encore et ceux qui y ont été -  présentent à son épouse Caroline, et ses enfants, Martial, Edouard, Prune et Pierre, leurs plus sincères condoléances et les assurent de leur amitié.

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Commentaire 1
à écrit le 12/05/2016 à 10:19
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Tu va me manquer camarade Christophe, ami de fac, de beuverie et de rires sans fins. Ta bonne humeur était contagieuse. A tous ses frères et à sa famille j'adresse une pensée forte de soutien.

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