La Fed angoisse les marchés mondiaux, la Chine fait chuter luxe et pétrole

Les Bourses mondiales entament donc la semaine dans le rouge, inquiets de l'issue de la réunion de politique monétaire que va tenir mardi et mercredi la banque centrale américaine (Fed). Mauvaise tendance car, vendredi, la Bourse de New York avait enregistré des pertes très sévères, le Nasdaq ayant notamment dégringolé de plus de 4% concluant un mois d'avril catastrophique, le pire depuis 2008.

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À l'issue de sa réunion de deux jours, mardi et mercredi, le Comité de politique monétaire (FOMC), un organe de la banque centrale américaine (Fed), entérinera cette fois-ci, sauf surprise, une hausse d'un demi-point de pourcentage, pour les porter dans une fourchette de 0,75% à 1%. C'est Jerome Powell, le président de la puissante Fed, qui a lui-même annoncé que cette hausse serait sur la table.
À l'issue de sa réunion de deux jours, mardi et mercredi, le Comité de politique monétaire (FOMC), un organe de la banque centrale américaine (Fed), entérinera cette fois-ci, sauf surprise, une hausse d'un demi-point de pourcentage, pour les porter dans une fourchette de 0,75% à 1%. C'est Jerome Powell, le président de la puissante Fed, qui a lui-même annoncé que cette hausse serait "sur la table". (Crédits : POOL)

Les Bourses mondiales adoptaient une position défensive lundi en amont de la réunion de politique monétaire de la banque centrale américaine et alors que les perturbations menaçant la croissance économique ne faiblissent pas.

En Europe vers 07H30 GMT, Paris reculait de 1,17%, Francfort de 0,74% et Milan de 0,82%. L'indice européen de référence, l'Eurostoxx 50 cédait 1,50%.

Londres est pour sa part fermée en raison d'un jour férié, tout comme Hong Kong et Shanghai.

Tokyo a terminé en repli de 0,11%, attentiste avant la réunion de la Réserve fédérale (Fed). La place boursière ne rouvrira que vendredi, après trois jours de fermeture pour la "Golden Week" au Japon.

Un mois d'avril catastrophique pour Wall Street (-13%)

Vendredi, la Bourse de New York avait enregistré des pertes encore plus sévères, le Nasdaq ayant notamment dégringolé de plus de 4% vendredi, sans parler de sa contre-performance de plus de 13% sur l'ensemble du mois d'avril, sa pire chute depuis 2008. L'indice des valeurs technologiques a été plombé par les résultats décevants de géants du numérique tels que Amazon et Apple.

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Mercredi, la Fed va très probablement resserrer les taux

En mars, la Réserve fédérale (Fed) avait amorcé une hausse des taux plutôt prudente (+0,25 point de pourcentage), mais il s'agissait de la première depuis 2018.

A l'issue de sa réunion de deux jours, mardi et mercredi, le Comité de politique monétaire (FOMC) entérinera cette fois-ci, sauf surprise, une hausse d'un demi-point de pourcentage, pour les porter dans une fourchette de 0,75% à 1%.

C'est Jerome Powell, le président de la puissante institution, qui a lui-même annoncé que cette hausse serait "sur la table".

Lire aussi 5 mnInflation : relever les taux sans tomber en récession, le pari difficile mais possible des Etats-Unis (Fed)

L'institution devrait également acter le début de la réduction de son bilan, le tout pour tenter de lutter contre une inflation au plus haut depuis 40 ans aux Etats-Unis.

"Le marché prévoit actuellement un taux des fonds fédéraux de 2,75% à 3,0% en fin d'année, contre 0,25% à 0,50% aujourd'hui", ce qui implique notamment un relèvement de 0,75 point de pourcentage en juin, constate John Plassard, spécialiste de l'investissement de Mirabaud.

Mais pour Vincent Boy, analyste d'IG, "le président de la Réserve fédérale pourrait en revanche adoucir le ton quant aux prochaines hausses de taux", afin de calmer les anticipations des investisseurs et permettre aux marchés de rebondir, comme cela avait été le cas en mars.

La Chine inquiète à cause du retour des confinements de masse

La séance est par ailleurs plombée par des inquiétudes concernant la Chine, où l'activité manufacturière est tombée en avril à son niveau le plus bas depuis février 2020 en raison des confinements de grandes villes du pays.

A Pékin, les autorités ont annoncé samedi renforcer les mesures destinées à lutter contre le Covid-19 en rendant obligatoire de nouveaux tests pour accéder à certains lieux publics.

"Les interventions pour soutenir l'économie annoncées par le parti ces dernières semaines, ne permettent pas d'endiguer la baisse des marchés et de l'activité", relève Vincent Boy, analyste d'IG.

Sur le front géopolitique, la Commission européenne prépare un 6e paquet de sanctions contre l'écosystème pétrolier de la Russie, après l'annonce de Gazprom d'arrêter les livraisons de gaz à la Bulgarie et la Pologne.

Le luxe et le pétrole mal orientés par crainte d'une demande chinoise affaiblie

Le secteur du luxe, très dépendant du marché chinois, accusait des pertes lundi. A Paris, Kering cédait 1,95%, LVMH 1,60%, Hermès 1,90%. A Milan, Moncler perdait 2,05%, Tod's 1,26%. A Zurich, Richemont reculait de 2,16%.

Les prix du pétrole étaient affectés par les craintes concernant la demande chinoise d'or noir, alors le premier pays importateur mondial de matières premières continue d'appliquer une politique zéro Covid.

Vers 07H25 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet, dont c'est le premier jour de cotation comme contrat de référence, était en baisse de 0,23% à 106,85 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en juin perdait quant à lui 0,67% à 103,99 dollars.

L'euro était stable à 1,0546 dollar, un niveau historiquement bas.

Le bitcoin gagnait 1,75% à 38.995 dollars.

(avec AFP)

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Commentaires 4
à écrit le 02/05/2022 à 15:55
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Heureusement, l'Extrème-Gauche, et le bientot Chef du Gouvernement MELENCHON, est comme la Corée du Nord ( République Populaire Démocratique de Corée ) hors du monde. Nous allons échapper à toute crise dans son paradis, et donc échapper à l'enfer.

le 03/05/2022 à 17:46
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Heureusement le candidat des riches vous fera premier ministre et vous pourrez envoyer des hordes de flics fachos reprimer tous ces gueux en haillons ! Car PLUTÔT HITLER QUE LE FRONT POPULAIRE.

le 04/05/2022 à 12:49
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l'europe est gouverné par des incompetents tout nos produits subisse des augmentations. et pendant le meme temps la chine et l'inde font des economies et quand ces trouble a l'est de l'europe serons fini la plus grosse crise mondial touchera l'eur...

à écrit le 02/05/2022 à 11:08
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La FED aurait dû réagir il y a déjà six mois, là c'est trop tard. Il faut croire que beaucoup de gens ont des intérêts dans cette réaction tardive

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