La révolution financière n'a pas encore eu lieu

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Marc Fiorentino
Marc Fiorentino (Crédits : MonFinancier.com)
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J'avais rêvé que les fintechs fassent "sauter la banque". Certaines y parviendront sûrement grâce aux talents de ces entrepreneurs de la finance. Mais pour l'instant, force est de constater que même aux États-Unis, la révolution n'a pas eu lieu. L'exemple de Lending Club est frappant.

DU RÊVE AU CAUCHEMAR

En décembre 2014, le monde découvre une start-up qui veut révolutionner la finance. Lending Club. Son modèle ? Le prêt entre particuliers. Son introduction en Bourse est un succès colossal avec une hausse de plus de 50% en un jour. La France est particulièrement fière puisque le fondateur est un Français, Renaud Laplanche. En 13 mois le conte de fées s'est transformé en cauchemar. Le cours a perdu plus de 50% de sa valeur, 30% rien que pour 2016, 4% rien que pour la journée d'hier. La déception est immense, pour les actionnaires bien sûr mais pour également pour tout le secteur. Les raisons ?: Lending Club a provoqué l'explosion de dizaines de concurrents, des start-ups , plateformes de prêts entre particuliers. Les banques se sont plaintes du manque d'encadrement réglementaire de ces start-ups et ont obtenu gain de cause avec un resserrement des contraintes, d'autre part, les banques elles-mêmes ont intégré ou créé ce type de service de prêts aux particuliers en ligne et souhaitent accélérer leur développement.

LA RÉVOLUTION EST-ELLE VRAIMENT EN MARCHE?

L'autre déception vient du fait que Lending Club comme les autres n'ont pas fait sauter les banques ; au contraire. Certes les particuliers empruntent sur Internet et c'est nouveau, mais l'écrasante majorité des prêteurs ne sont pas des particuliers, ce sont des banques, des compagnies d'assurance, des investisseurs traditionnels en quête de rendement. Certaines fintechs un jour révolutionneront la finance. Mais pour l'instant la concurrence est rude, les business models fragiles mais surtout, ce qui est décevant, c'est que beaucoup de fintechs dépendent finalement totalement des banques ; soit parce que les banques sont leurs actionnaires, soit parce que ces start-ups rêvent un jour de se faire racheter par une banque, soit parce que leur business dépend totalement des banques. La...

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