Publicis plonge de 14% en Bourse, son chiffre d'affaires au T4 déçoit
Reuters

Publicis a suivre a paris et en europe
Jacky Naegelen
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Publicis a suivre a paris et en europe
Jacky Naegelen
Le titre Publicis accuse de loin la plus forte baisse du SBF 120 à Paris et compte parmi les plus forts replis du Stoxx 600 ce jeudi 7 février - le recul des revenus du numéro trois mondial de la publicité au quatrième trimestre ayant fait l'effet d'une douche froide pour des investisseurs déjà fébriles. À 12h45, l'action, réservée à la baisse à l'ouverture, chute de 13,8% à 47,4 euros, s'acheminant vers sa plus forte baisse en une séance depuis 1992 et effaçant en totalité les gains inscrits depuis le début de l'année (-5,4% désormais).
Le français fait trébucher son rival britannique (-7,9%), numéro un du secteur tandis que le secteur européen des médias cède 2%.
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[Le titre de Publicis, lanterne rouge du CAC 40, dévisse de près de 14% à la Bourse de Paris. Le voilà revenu dans la zone des 47 euros, c'est-à-dire tout en bas de la fourchette dans laquelle il se traite depuis le début de l'année 2013.]
Le quatrième trimestre devait confirmer le redressement de Publicis qui a fait le pari ambitieux d'associer conseil et marketing pour retrouver la croissance dans un secteur confronté à de multiples vents contraires.
Mais les chiffres publiés mercredi soir ont cependant montré que le chemin était encore long. Publicis a accusé en fin d'année un recul de 0,3% de ses revenus à données comparables alors que les investisseurs s'attendaient, en moyenne, à une progression de 2,5% selon un consensus de marché. Sur l'ensemble de l'année, le géant français de la publicité a enregistré 8,969 milliards d'euros de ventes en 2018, soit une croissance organique de + 0,1% alors que le nouveau président du directoire Arthur Sadoun avait promis une accélération par rapport à 2017 (+0,8%).
L'année 2018 a aussi été marquée pour Publicis par une amélioration plus forte que prévu de sa marge opérationnelle, un résultat net par action record ainsi qu'un programme de rachat d'actions de 400 millions d'euros, autant d'éléments positifs qui ne suffisent pas à atténuer la déception du marché.
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Publicis prévoit pour 2019 une croissance supérieure en dépit d'un premier trimestre qui s'annonce difficile et confirme sa prévision d'une croissance organique de 4% en 2020. « Soyons clairs, la croissance organique du T4 a été un déception pour nous », a déclaré Arthur Sadoun lors d'une conférence téléphonique avec les analystes financiers plus longue que d'habitude lors de laquelle il a redit sa confiance dans la pertinence du modèle choisi par le groupe.
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La contre-performance de Publicis a ravivé les craintes des investisseurs face à la conjonction de difficultés pesant sur le secteur : annonceurs plus exigeants sur les tarifs, Gafa archi-dominants dans la publicité en ligne et nouvelle concurrence des sociétés de conseil.
Les américains Omnicom et Interpublic Group of Companies ont perdu respectivement 4,98% et 5,63% mercredi à la clôture de Wall Street.
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