Séance agitée pour les Bourses mondiales

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(Crédits : Reuters)
Ce n'est pas seulement le Dow Jones, inquiet des taux de la Fed et de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et le reste du monde qui accélère sa chute mardi à mi-séance, c'est aussi le Nasdaq, l'indice des valeurs tech, et encore le S&P avec les valeurs bancaires impactées. L'Europe est également touchée par cette vague d'inquiétude : le Dax, le CAC 40 le SBF 120 chutent aussi...

A Wall Street, l'indice Dow Jones accélérait sa chute mardi à la mi-séance en perdant plus de 2%, les courtiers se montrant de plus en plus nerveux sur le front commercial ainsi que sur les taux d'intérêt.

Vers 17H45 GMT, l'indice vedette de la Bourse de New York abandonnait 2,06% à 25.295,61 points, après avoir perdu jusqu'à 2,42% quelques minutes plus tôt.

Le Nasdaq lâchait quant à lui 2,39% à 7.263,53 points et le S&P 500 2,02% à 2.733,90 points.

"L'incertitude refait surface sur la possibilité ou non d'un accord définitif" entre la Chine et les Etats-Unis, ont observé les analystes de Charles Schwab.

Face à Xi Jinping, Trump souffle le chaud et le froid

Donald Trump s'est montré plus circonspect mardi sur les chances de succès des négociations commerciales avec Pékin, lui qui la veille encore évoquait le "grand bond en avant" dans les relations avec son partenaire.

Dans une série de tweets, le président a soufflé le chaud et le froid adoptant un ton qui tranchait nettement avec les déclamations optimistes qui avaient suivi le sommet avec le président chinois Xi Jinping samedi à Buenos Aires.

Pour la première fois, M. Trump a évoqué la possibilité de prolonger la trêve de 90 jours, en vigueur jusqu'au 1er mars, qu'il a accordée aux Chinois samedi avant de faire passer de 10 à 25% les taxes douanières sur 200 milliards de dollars de produits chinois importés.

Faute d'accord entre les deux pays, une accélération des sanctions commerciales aggraverait la perspective d'affaiblissement de l'économie américaine et mondiale.

Certains voient des signes avant-coureurs de récession aux États-Unis

Sur ce point, les investisseurs se montraient très nerveux en raison d'un rapprochement de plus en plus grand des taux d'intérêt sur la dette américaine à deux et à dix ans. Le passage du premier au-dessus du deuxième, bien qu'il n'ait pas encore été observé, a historiquement été un signe avant-coureur de récession aux États-Unis.

Le taux à deux ans évoluait mardi à 2,817% et celui à dix ans à 2,919%. L'écart entre les deux est au plus bas depuis 2007.

Lundi, le taux d'intérêt sur la dette des Etats-Unis à cinq ans est passé en dessous de celui à trois ans, une situation communément appelée "inversion de la courbe des taux".

"Bien qu'il soit beaucoup trop prématuré de parler de récession pour l'instant, le marché est clairement en train de nous dire que la croissance et l'inflation vont ralentir l'an prochain", a commenté Karl Haeling de LBBW.

Particulièrement sensibles à un rapprochement des taux à court et à long terme, les valeurs bancaires souffraient mardi, le sous-indice qui les regroupe au sein du S&P 500 perdant 3,26%.

(Avec AFP)

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a écrit le 05/12/2018 à 13:30 :
Quand les spéculations virtuelles gonflent anormalement une «  bulle dorée «  avec le temps ça se dégonfle et elle se met en parallèle avec la réalité .
Avant que cette crise mondiale se creuse plus fortement, les bourses mondiales devraient scinder en deux : les ressources tech d’un côté et les autres ressources de l’autre, pour éviter les chutes trop rapidement et trop importantes.
a écrit le 05/12/2018 à 13:15 :
La chute est due à la baisse de croissance de la Tech.
C’est quand que les bourses mondiales vont scinder en deux : ressources Tech et ressources traditionnelles ?
a écrit le 05/12/2018 à 8:49 :
Baisse du chômage, augmentation de la croissance et du pouvoir d'achat aux USA et les "experts" parlent de récession ?!

Non mais vous avez pas honte de diffuser une connerie pareille ?

SI on pouvait éviter les jésuites néolibéraux, au moins, ce ne serait pas du luxe, merci.
Réponse de le 05/12/2018 à 13:32 :
C’est vous ou votre pirate ?
Ce n’est pas normal cette situation
Le service de modération devrait résoudre ce problème.
Normalement c’est interdit de se connecter sans email valide , non ?
Réponse de le 05/12/2018 à 18:50 :
Oh vous la barbe hein, quand c'est spontané comme ça cela se veut bien plus comique qu'insultant.

En attendant j'attends que l'on m'explique qu'alors on nous parle de croissance record et de chomage en voie de disparition on puisse anticiper une chute de l'économie américaine.

La bourse oui, peut-être par contre mais c'est pas grave ça, bien au contraire. La finance s'est tellement détachée de l'économie réelle qu'elle va bientôt pouvoir exploser sans grosses pertes pour nous autres.
a écrit le 05/12/2018 à 6:34 :
Pétition Foulards Rouges : Les Foulards Rouges demandent le rétablissement de l'ordre public et des libertés individuelles :

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-d%C3%A9fendons-la-r%C3%A9publique-et-exigeons-le-retour-de-l-%C3%A9tat-de-droit
Réponse de le 05/12/2018 à 12:21 :
Mr Stop... Vous n'allez quand même pas parasiter tous les articles avec votre propagande pour les foulards rouges . Regardez le sujet de l'article ! Merci
a écrit le 04/12/2018 à 21:06 :
Si il y a bien une bulle qui va bientôt se dégonfler, elle a un nom qui tient en trois lettres: USA.
Ce pays mène la course en tête que grâce à deux choses:
-l'innovation dopée à la fuite des cerveaux car les américains ne sont plus capable de former une élite scientifique et technique
-la confiance que l'étranger a dans le dollar
Tout ça n'est pas fait pour durer.
Quant à la puissance militaire, je pense que les USA ne semblent plus prêts à faire une guerre qui leur coutera plus de mille morts.
Réponse de le 05/12/2018 à 11:51 :
Et pourquoi cela changerait ?
Réponse de le 05/12/2018 à 19:44 :
@farid
"Et pourquoi cela changerait ? "
C'est bien grâce à ce type de réaction que le dollar représente toujours 60% des réserves de changes alors que les USA c'est 20% du pib mondial.
Mais la part des usa dans le pib mondial continue de baisser inexorablement.
Le monde change c'est tout.

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