Turquie : les marchés décrochent sur fond de tensions avec les États-Unis

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Le gouvernement turc n'apprécie pas non plus le soutien de Washington aux combattants kurdes des milices YPG en Syrie, qu'il considère comme une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une insurrection depuis plus de 30 ans dans le Sud-Est turc à majorité kurde.
Le gouvernement turc n'apprécie pas non plus le soutien de Washington aux combattants kurdes des milices YPG en Syrie, qu'il considère comme une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une insurrection depuis plus de 30 ans dans le Sud-Est turc à majorité kurde. (Crédits : Kevin Lamarque)
Istanbul et Washington ont suspendu temporairement leurs services de visas après l'arrestation d'un employé du consulat des Etats-Unis dans la capitale turque. La Turquie a demandé en vain aux Etats-Unis l'extradition de Fethullah Gülen, qu'elle accuse d'être derrière le putsch manqué qui a fait plus de 240 morts

La Bourse d'Istanbul a ouvert en baisse de 4% lundi et la livre turque a également chuté sur le marché des changes après l'annonce par les Etats-Unis et laTurquie d'une suspension réciproque de leurs services de visas, un nouveau signe de la dégradation des relations entre les deux alliés de l'Otan.

L'indice Bist-100 de la Bourse d'Istanbul perd 3,66% en début de séance, avec notamment des baisses de 11% pour les compagnies aériennes Turkish Airlines et Pegasus Airlines. La banque Halk Bank lâche de même 8,15%.

La livre décroche de son côté de 2,6%, à 3,7120 pour un dollar contre 3,6160 vendredi soir, après avoir reculé jusqu'à 3,9223 dans la nuit.

Les services de visa suspendus

La mission diplomatique américaine en Turquie, puis la mission turque à Washington, ont annoncé dimanche qu'elles réduisaient chacune vis-à-vis de l'autre leurs services de visas, dans le but de "réévaluer" leurs engagements respectifs vis-à-vis de la sécurité de leurs personnels.

La semaine dernière, un employé du consulat des Etats-Unis à Istanbul a été arrêté parce qu'il était soupçonné par les autorités turques d'être en relation avec Fethullah Gülen, le religieux exilé aux Etats-Unis que la Turquie considère comme responsable du coup d'Etat manqué de juillet 2016.

"La situation a l'air grave", commente Timothy Ash, stratège chez Blue Bay Asset Management. Si la chute de la livre se poursuit, la CBRT (la banque centrale turque) devra intervenir très vite pour calmer les marchés et relever les taux d'intérêt pour défendre la monnaie."

Mais le président Tayyip Erdogan ne cache pas son mécontentement face aux taux élevés et la banque centrale est également confrontée à l'aggravation du déficit courant, ajoute Timothy Ash.

Fethullah Gülen toujours réfugié aux États-Unis

Plus de 50.000 personnes ont été arrêtées depuis le coup d'Etat manqué de juillet 2016 enTurquie et 150.000 personnes, professeurs, universitaires et juristes, ont été suspendues de leurs fonctions. La Turquie a demandé en vain aux Etats-Unis l'extradition de Fethullah Gülen pour le putsch manqué qui a fait plus de 240 morts. Le prédicateur religieux nie toute participation.

Le gouvernement turc n'apprécie pas non plus le soutien de Washington aux combattants kurdes des milices YPG en Syrie, qu'il considère comme une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une insurrection depuis plus de 30 ans dans le Sud-Est turc à majorité kurde.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 11/10/2017 à 11:41 :
J'affirme et confirme que Mr Erdogan est un islamiste de longue date qui se dévoille en plein jours. C'est un dictateur qui n'est pas prêt d'être déboulonner comme la plupart des dictaeurs dans le monde. Il a attaqué EI après les avoir aidé pendant de longs mois. Par où passait l'exportation du pétrole que volait l'EI ? Par la Turquie. D'autre part, un allié de l'OTAN qui achète des systèmes de défense anti aériens à la Russie après avoir voulu acheter des systèmes chinois, ce n'est pas vraiment courant (heureusement) A ma connaissance, la Turquie, n'est plus un allié de l'OTAN surtout après ses alliances avec l'Iran, le Hezbollah et la Russie.
a écrit le 09/10/2017 à 14:45 :
Erdogan veut transformer la Turquie en une arabie saoudite.
Le petit maire d'Istanbul a suivi toutes les leçons des frères musulmans, il a caché son jeu ( takia ) et ensuite a montré petit à petit son vrai visage :

Il fait mauvais en Turquie, c'est la faute de Gülen
Il y a eu un accident de voiture à Ankara, Gülen
...
Réponse de le 09/10/2017 à 19:59 :
Erdogan ne cache rien du tout par contre toi tu cache ta haine de la Turquie à travers tes propos ignobles. Le président n'a pas peur de dire la vérité il travail pour le bien de son pays et la Turquie est beaucoup plus démocratique que auparavant
a écrit le 09/10/2017 à 12:51 :
C'est tout de même le seul pays proche de l'Europe qui se developpe et ou il fait bon d'investire, quoi qu'en disent les politiques qui cherche surtout a comment argumenter l'echec economique des pays en Europe
Réponse de le 09/10/2017 à 13:51 :
Voilà c'est un complot de ceux qui "cherche surtout a comment argumenter l'echec economique des pays en Europe" !

Incroyable le nombre de génies que l'on a dans nos forums hein...
a écrit le 09/10/2017 à 11:44 :
La Turquie est lancée dans une dérive autoritaire et religieuse, la haine de son dirigeant vis à vis de tout ceux qui ne pensent pas comme lui est de plus en plus visible il est évident que continuer d'entretenir des relations diplomatiques avec un pays devenu aussi malsain est peu judicieux.

Son président devenu dictateur ferait bien de se calmer et d'arrêter de montrer sa haine envers tout ceux qui ne pensent pas comme lui. On comprend bien qu'il déteste les kurdes, peuple libre entouré de barbelés posés contre leur liberté.
Réponse de le 09/10/2017 à 12:12 :
Les États-Unis lui ont joués un mauvais tour, comme ce fut jadis le cas pour l'Iran.
Les alliances américaines sont en train de prendre l'eau au moyen orient.
L'Arabie-saoudite, alliée depuis le "pacte du Quincy", fait une approche lente mais certaine vers la Russie et ses partenaires, sentant le vent tourner.
Reste Israël qui se retrouve avec des pays environnants, qui, au bas mot, lui sont hostiles.
L'amitié de longue date entre Israël et les États-Unis, explique sans doute, le soutient américain à l'indépendance Kurde, qui offrirait alors un allié inespéré à Israël.
Réponse de le 09/10/2017 à 13:17 :
"L'amitié de longue date entre Israël et les États-Unis, explique sans doute, le soutient américain à l'indépendance Kurde, qui offrirait alors un allié inespéré à Israël."

La peur transpire de vos mots, vous déraisonnez, si les états unis soutiennent les kurdes c'est seulement parce que ces derniers sont de bien meilleurs combattants que les turques qui s'y ont essayé à lutter contre daech mais ce sont fait prendre raclées sur raclées et ont donc arrêté afin de ne plus se faire humilier par une bande de barbares mercenaires.

Vous devriez arrêtez de croire tout ce que les médias russes disent, vous êtes finalement aussi naîf qu'un américain que vous détestez et conspué tant.

Votre commentaire subjectif à souhait n'a aucun intérêt, évitez moi à l'avenir svp, continuez votre propagande puisque vous vivez pour cela mais ne vous frottez pas aux gens qui pensent sinon comme vous voyez de suite ça pique.

On est pas tous des gogos prêt à croire n'importe quel marchand de tapis, loin de là, merci.

"L’expérience libertaire du Rojava à l’épreuve de la guerre: Une force devenue indispensable" https://www.monde-diplomatique.fr/2017/09/COURT/57877
Réponse de le 09/10/2017 à 14:17 :
J'adore le : "On comprend bien qu'il déteste les kurdes, peuple libre entouré de barbelés posés contre leur liberté..."

Il déteste pas les kurdes mais le pkk qui est reconnus terroriste ( comme daesh ) par tous, y compris la France.

Mais concernant la liberté, que dire de celle des Catalans ?
Réponse de le 09/10/2017 à 16:05 :
Bon je vous ai déjà répondu mais ma réponse n'est pas passée semble t'il...

LE PKK n'existe plus puisque qu'ayant abandonné la doctrine marxiste léniniste, instruisez vous au moins:

"Une utopie au cœur du chaos syrien" https://www.monde-diplomatique.fr/2017/09/COURT/57879

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