Merkel veut la fin des discussions d'adhésion UE-Turquie

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La chancelière allemande Angela Merkel a jugé dimanche soir que la Turquie n'adhèrerait jamais à l'Union européenne, alors que les sujets tensions se multiplient entre l'Europe et Ankara.
"Je ne vois pas l'adhésion arriver et je n'ai jamais cru que cela puisse survenir", a déclaré Angela Merkel lors d'un débat télévisé à trois semaines des élections législatives allemandes, ajoutant que la question était de savoir qui de la Turquie ou de l'UE "fermerait la porte" en premier.
Ces déclarations sont susceptibles de dégrader un peu plus les relations entre l'Allemagne et la Turquie, qui se sont nettement détériorées avec les accusations de dérive autoritaire portées en Europe contre le président turc Recep Tayyip Erdogan depuis qu'il a réchappé à une tentative de coup d'Etat en juillet 2016.
Angela Merkel s'est exprimée ainsi après avoir été manifestement surprise par son adversaire social-démocrate lorsque ce dernier s'est engagé à faire pression en faveur d'un arrêt des négociations UE-Turquie s'il accédait au poste de chancelier après le scrutin du 24 septembre.
Dans un premier temps, Angela Merkel a mis en garde contre une telle initiative en jugeant irresponsable de fragiliser davantage les relations avec la Turquie alors que des Allemands sont emprisonnés dans ce pays.
Douze Allemands, dont quatre possèdent aussi la nationalité turque, sont actuellement détenus en Turquie pour leurs activités politiques présumées.
Alors que les journalistes avaient changé de sujet et interrogeaient les deux adversaires à propos du président américain Donald Trump, Angela Merkel est revenue sur le thème de la Turquie et a brusquement pris parti en faveur d'un arrêt des négociations d'adhésion à l'UE.
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Les conservateurs de l'Union chrétienne démocrate (CDU), le parti d'Angela Merkel, s'opposent de longue date à une adhésion de la Turquie à l'UE.
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L'ouverture de ces discussions entre Ankara et Bruxelles a été décidée quelques mois avant l'arrivée d'Angela Merkel à la chancellerie en 2005. Elle a toujours dit qu'elle respecterait cette décision et que les négociations, qui sont aujourd'hui de fait à l'arrêt, étaient un processus "ouvert". (Michael Nienaber et Noah Barkin ; Bertrand Boucey pour le service français)
(avec agences)
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