L'international, un enjeu stratégique et un marché concurrentiel

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Le paysage de l'enseignement supérieur se transforme radicalement depuis quelques années avec le poids des migrations d'étudiants. Chaque année, près de 2 700 000 jeunes, dont 266 000 en France, décident d'étudier dans un autre pays que le leur. D'ici 2015, la population étudiante mondiale aura doublé pour atteindre 200 millions d'étudiants.

La formation des élites de demain est devenue un enjeu stratégique pour nombre de pays et se révèle être un marché concurrentiel fort. Cette émergence du nombre d'étudiants constitue un formidable vivier pour les établissements d'enseignement supérieur français qui peuvent désormais afficher leurs ambitions et accroître leur influence sur le marché international de la formation. L'internationalisation des formations répond ainsi à trois objectifs stratégiques complémentaires.

Bourses, échanges et partenariats
Le premier objectif est fondé sur la compréhension mutuelle qui encourage la mobilité internationale des étrangers et des personnels, à la fois nationaux et étrangers, par des programmes de bourses et d'échanges universitaires, ainsi que les partenariats entre établissements d'enseignement supérieur. Les écoles françaises ont ainsi conclu des accords de double diplôme, des programmes conjoints et des délocalisations de formations avec des établissements étrangers. Certaines d'entre elles ont ouvert, en partenariat avec des universités locales-, des bureaux à l'étranger pour promouvoir et recruter, voire développer, des formations spécifiques, ou aider à la recherche de stages. D'autres encore s'implantent à l'international en créant de véritables campus...

Attirer les étudiants chevronnés
Le deuxième objectif concerne les migrations de personnels qualifiés et accorde une place importante au recrutement de certains types d'étudiants étrangers. Il vise à attirer des étudiants chevronnés susceptibles de devenir des talents au service de l'économie du pays d'accueil ou d'augmenter la compétitivité des secteurs de la recherche et de l'enseignement supérieur de ce pays. La France est en retard sur ce terrain, les universités anglo-saxonnes proposant en effet des rémunérations très supérieures à celles en vigueur dans nos écoles. Des pistes de financement sont actuellement à l'étude pour que la France ne soit pas pénalisée. Certaines écoles, par exemple, s'appuient sur leurs contrats de recherche pour rémunérer leurs professeurs.

Formations innovantes
Le troisième objectif, enfin, est fondé sur la mobilisation de recettes et s'applique aux étudiants étrangers qui ne bénéficient d'aucune subvention publique. Dans cette hypothèse, ces étudiants procurent un revenu complémentaire aux établissements d'enseignement supérieur qui sont ainsi boostés et proposent des formations innovantes pour se démarquer et attirer ces étudiants.

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