Qu’est-ce qui fait l’autorité aujourd’hui ?
Sophie Girardeau - Monster pour La Tribune
Sophie Girardeau - Monster pour La Tribune
L'autorité est apparue comme un élément clef des résultats d'une étude réalisée en 2015 chez GrDF par le Trust Management Institute (TMI). S'interrogeant sur la façon de construire les bases de la confiance dans un contexte où les générations sont plus nombreuses qu'avant en entreprise, il ressort que la perception de l'autorité n'est plus la même qu'autrefois.
Dans le contexte actuel de profondes mutations, le rapport à l'autorité est reconsidéré.
Les titres et galons de l'autorité statutaire ne suffisent plus. Dans une société plus individualiste qu'avant, les individus se demandent ce qu'ils vont faire ensemble - plus on est individualiste en effet, dans le sens autonome, plus on cherche à faire société.
Or, qu'est-ce qui fait société aujourd'hui, alors que depuis une trentaine d'années une société de quasi autonomie a été créée, rejetant la religion et les traditions ? La question est cruciale en France.
Le problème de la légitimité de l'autorité, c'est que l'autorité n'en est pas une, elle puise à plusieurs sources. TMI en a identifié six :
L'enquête interne de GrDF réalisée par TMI, dont les résultats sont des éclairages qui ne peuvent pas être généralisables, révèle que les avis des femmes et des hommes sur ce qui fait autorité sont quasiment identiques. C'est entre les générations que les différences de perception existent.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Les quatre générations prises en compte dans le cadre de cette étude (23-29 ans ; 30-39 ans ; 40-49 ans ; 50-59 ans) s'accordent sur trois qualités managériales. Les capacités à porter une parole vraie et crédible, à fédérer l'énergie collective, à valoriser et donner de l'autonomie sont ainsi « jugées importantes pour construire l'autorité dans un contexte de diversité générationnelle ».
À partir de cette sorte de solfège qui permet à chacun de composer sa partition, il s'agit de gagner en faculté à lire les situations, les personnes.
Cela demande une capacité à modifier sa vision, c'est le principe de l'école de « l'entreprise apprenante » et la base du changement. Sachant que changer de vision est infiniment plus complexe que d'appliquer un plan d'action, c'est ambitieux. Ambitieux mais nécessaire pour comprendre qu'il existe « une multitude d'opinions et de façons de penser et de vivre le management ».
À lire également
- - -
Sophie Girardeau - Monster pour La Tribune
Étudiants étrangers : l'administration Trump exige de contrôler leurs réseaux sociaux
La mobilité internationale pendant les études, passeport pour l’emploi et un meilleur salaire
Pourquoi les entreprises franciliennes décentralisent leurs salariés en Centre-Val de Loire
Cybersécurité : à Rennes, Microsoft et Simplon forment des demandeurs d'emploi aux profils atypiques