Les golden boys et girls traquent l'emploi

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Antoine Morgaut, patron de Robert Walters est relativement optimiste pour l'emploi des traders
La crise financière de cette semaine ne jette pas sur le pavé des bataillons de traders au chômage, selon un spécialiste. Mais depuis un an, le nombre de chercheurs d'emploi dans ce secteur a été multiplié par 100. Les golden boys se dirigent dorénavant vers les places asiatiques et du Golfe.

Les traders de Lehman Brothers en Europe ont rédigé leur CV pour rien. A l'annonce de la mise sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites de la banque en déconfiture, ses spécialistes des marchés se sont précipités pour mettre en forme leur parcours professionnel et figurer parmi les premiers à se vendre à une autre banque. Douze heures plus tard, "ils ont reçu une appel de leur direction leur demandant de revenir vite au bureau. L'aventure n'est pas finie. La banque qui allait être rachetée par Barclays ne voulait pas perdre sa précieuse expertise", raconte Antoine Morgaut, Directeur Europe du cabinet de recrutement Robert Walters. Aujourd'hui, ce n'est donc pas totalement la panique sur le marché de l'emploi des banquiers d'affaire malgré la crise financière qui secoue férocement les marchés.

Mais si ce coup de torchon semble, pour l'heure et pour cette banque, ne pas engendrer trop de soucis à ces golden boys et girls, il fait suite à une année au cours de laquelle "le nombre de CV reçu par nous est passé brusquement de zéro à 100 par mois", relève Antoine Morgaut.

Cependant, les volontés de se reclasser rapidement touchent essentiellement "les places de Londres et de New York", note Antoine Morgaut. Et, sur ces places, tous ne sont pas logés à la même enseigne. "Les seniors, qui ont gagné beaucoup d'argent ces dernières années, s'accordent un an ou deux à jouer au golf avant de pointer leur nez lorsque la situation deviendra plus attractive. En revanche, les plus jeunes acceptent d'importants sacrifices financiers pour retrouver un emploi dans un autre métier ou une autre région", analyse notre spécialiste.

Ces jeunes gens brillants et très mobiles se vendent à des banques des places asiatiques comme Singapour ou Hong Kong ainsi qu'aux puissants établissements financiers des pays du Golfe, encore sous équipés en compétences pointues. Ils se dirigent également vers les métiers du risque, les marchés émergents et la gestion d'actif, encore très demandeurs.

Antoine Morgaut reste relativement optimistes pour ces enfants gâtés du monde du travail: "en 1990, lors de la précédente crise financière, notre bureau irlandais spécialisé sur ce marché, a enregistré une baisse de son activité de 60%. Aujourd'hui, il n'en est qu'à une glissade de moins de 20%".

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 6:13 :
ces vrais comme moi aussi je cherche un travail,?

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