L'évolution du Nasdaq 100 suspendue à la santé d'Apple

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La firme à la pomme pèse à hauteur de 20 % dans l'indice. Depuis le début de l'année, sa hausse a contribué pour moitié à celle du Nasdaq 100.

Le Nasdaq 100 peut dire « merci » à Apple. Avec une hausse d'un peu plus de 3 % depuis le début de l'année, l'indice se porte plutôt bien au regard de nombreux d'événements, qui est venue perturber les marchés financiers ces derniers temps. Du reste, la performance de la firme à la pomme n'est pas étrangère à cette résistance indicielle. Sur la même période, le groupe dirigé par Steve Jobs s'est adjugé 8,4 %. C'est certes loin des 46 % enregistrés parallèlement par l'action Micron. Mais au final, la marque à la pomme n'en reste pas moins le premier contributeur de la hausse du Nasdaq 100.

Rien d'étonnant au vu de sa pondération... Apple, qui pèse en effet 20,8 % dans l'indice, a participé ( depuis début janvier) à 39 des 71 points engrangés depuis début janvier par le Nasdaq 100 ! En clair, l'indice, constitué à hauteur de 60 % seulement de valeurs technologiques, est désormais excessivement concentré et finalement peu représentatif de l'évolution générale du secteur en Bourse. Car il est désormais surtout devenu dépendant de la bonne santé boursière de la firme à la pomme. Un phénomène qui pouvait jusqu'ici réjouir les investisseurs sachant que l'action s'est appréciée d'un peu plus de 320 % depuis le rebond des marchés le 9 mars 2009. Sachant par ailleurs qu'elle ne se paie « que » 15,3 fois les bénéfices escomptés en 2011, et reste moins chère que le Nasdaq 100 dont le PER s'élève à 15,8.

Perspectives à la loupe

Pour autant, cette surpondération pourrait être préjudiciable à l'indice. En effet, depuis le départ en arrêt maladie, le 24 janvier dernier, de Steve Jobs, patron emblématique d'Apple, qui s'est imposé ces dernières années comme l'oracle des technologies « made in US », la firme apparaît comme orpheline. Au point que les experts financiers, qui encensaient jusqu'ici la valeur, s'interrogent sur la pérennité du succès de la firme à la pomme qu'ils voyaient comme éternel. Car si Steve Jobs a, selon les spécialistes, laissé quelques projets en soute avant son départ, ils ne couvriraient que trois à quatre années d'exercice. Autant dire un horizon limité vu le rythme effréné auquel le groupe avait jusqu'ici habitué le marché en matière d'innovation.

À plus court terme, les perspectives du groupe sont également regardées à la loupe. Certains s'interrogent effectivement sur la capacité d'Apple à continuer de délivrer des résultats toujours supérieurs aux attentes. D'autant que le groupe n'a pas été épargné par la double catastrophe japonaise. Selon le cabinet, iSuppli, cinq fournisseurs de l'iPad 2 auraient été directement touchés. De quoi jeter le doute sur les ventes trimestrielles à venir d'Apple et in fine sur l'évolution du Nasdaq 100.

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