[Vous avez dit vacances ? Paroles de patrons 4/5] Isaline Richard, Predictive Image : "Une année spéciale, vacances incluses !"
Marie Lyan
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Isaline Richard est à la tête d'un laboratoire isérois d'expertise en contrôle non destructif, qui travaille avec de grands comptes du domaine de la microélectronique, du médical et de la métallurgie.
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[Série d'été / Interview] La Tribune questionne tout au long de l’été plusieurs dirigeants d’Auvergne Rhône-Alpes sur leur rapport aux vacances. Entre injections sociétales, plus-value pour l’entreprise et pour soi, ces femmes et ces hommes se livrent sans détour. Aujourd'hui, c'est au tour d'Isaline Richard, fondatrice de Predictive Image, un laboratoire de contrôle non destructif destiné aux industriels de la microélectronique, qui s'impose de décrocher habituellement deux semaines l’été. Mais la crise sanitaire l’a conduite à revoir ses plans, comme beaucoup de Français.
En quoi consiste habituellement vos activités chez Predictive Image ?
Isaline Richard : Nous avons fondé en décembre 2010 ce laboratoire d'expertise en contrôle non destructif, ce qui est l'équivalent de la radiographie médicale pour le milieu industriel. L'objectif étant de pouvoir étudier des pièces et matériaux sans les détruire afin d'en identifier les défaillances grâce à des microscope acoustiques par exemple.
Notre société de 7 personnes (1 million d'euros de CA) est basée à Voreppe (38), dans la banlieue de Grenoble, et travaille avec des acteurs du domaine de la microélectronique, du médical et de la métallurgie. Cela permet à nos clients, qui ne possèdent pas l'ensemble des équipements nécessaires ou bien les ressources qualifiées à plein temps, de se délester de ces tâches.
Aimez-vous vraiment les vacances ? Que représente cette période pour vous ?
La déconnexion totale ! J'aime les vacances et j'ai pris l'habitude d'en prendre depuis que je me suis mise à mon compte. En bout de ligne, je ne m'octroie que deux semaines en été et une semaine en hiver, mais je m'y tiens ! J'en profite pour réaliser une déconnexion ainsi qu'un retour à la famille. Habituellement, je pars avec mon mari et mes enfants dans une location, où je peux vraiment déconnecter.
Pendant ces pauses, réussissez-vous justement à décrocher ?
Je préviens mes collègues que je ne serai pas connectée et je ne fais un tour sur ma boîte email généralement que le matin, quand je peux et sans pression. Je lis tout de même mes mails pour rester informée, car il m'est difficile de couper tout contact dans une petite structure, mais je prends le parti de ne pas intervenir. Il n'y a qu'une année où j'ai vraiment dû sortir de cette position, et mes salariés en avaient été désolés pour moi.
Parfois, lorsque je vois un nouveau client arriver ou que j'ai un petit message à leur faire passer, je le fais, mais c'est vraiment anecdotique et homéopathique ! Je fais confiance à 200% à mon équipe.
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