"Il faut réinventer le capitalisme actuel", (Gonzague de Blignières, Raise)
Stéphanie Gallo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Stéphanie Gallo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Nous avions comme conviction, avec Clara, qu'il fallait réinventer le capitalisme actuel pour mettre fin à ses effets pervers : le court-termisme, le populisme, la recherche de l'euro de plus qui est toujours l'activité principale des financiers. En 2012, en plein milieu d'une crise de french bashing, nous nous sommes demandé s'il n'était pas temps de plaider en faveur d'une économie bienveillante, où l'on arrêterait d'opposer générosité et profit. Nous avons ainsi voulu inventer un business model dont l'ADN intrinsèque est la générosité ET le profit.
Bien que ce ne soit pas encore le cas dans le monde de la finance, nous nous sommes rendu compte que d'autres entreprises le faisaient également, à leur manière. Par exemple, l'entreprise Nature & Découvertes donne depuis sa création 10 % de ses résultats nets à une fondation dédiée à la protection de l'environnement. Il existe de nombreuses initiatives de ce genre, mais, j'insiste, pas encore dans le milieu de la finance.
Il s'agit d'un écosystème vertueux où les équipes d'investissement (Raise Investissement, Raise Ventures, Raise Reim) donnent 50 % de leur intéressement au fonds de dotation que nous avons mis en place en interne, et dont l'objectif est d'accompagner les jeunes entreprises en phase de développement post-amorçage.
Pour Raise Investissement, il faut être une ETI avec, au moins, 5 millions d'euros de résultat d'exploitation. Nous devons pouvoir investir entre 15 et 40 millions d'euros, tout en restant minoritaires. Nous n'avons pas de secteur d'activité privilégié, nous sommes dans tous les domaines, sauf la biotech. Nous apprécions particulièrement les dossiers où nous pouvons renforcer le manager. Quant à Raise Ventures, l'équipe investit des tickets de 500000 euros à 7 millions d'euros, toujours en minoritaire, dans des sociétés innovantes, scalables, avec un fort potentiel de développement à l'international. Enfin, Raise Reim recherche des actifs immobiliers tertiaires principalement parisiens à redévelopper. Côté fonds de dotation, il y a bien entendu des exceptions mais nous demandons aux startups d'avoir au minimum 250 000 euros de chiffre d'affaires et d'exister depuis au moins dix-huit mois.
Stéphanie Gallo
Management. Comment bâtir un projet d'entreprise qui intègre le télétravail ?
"On ne fait pas confiance aux résultats qui nous dérangent, mais à ceux qui nous indiffèrent" (Etienne Klein)
Cédric Osternaud (Casino) : "Développer le e-commerce, y compris dans les zones rurales"
"Nous souhaitons travailler sur une filière du rétrofit en local" Bruno Bernard (Métropole de Lyon)