L'université Toulouse-Jean-Jaurès sera-t-elle bientôt mise sous tutelle ?

Pierrick Merlet

Université Jean-Jaurès
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Université Jean-Jaurès
Rémi Benoit
Depuis plusieurs mois maintenant, une partie des élèves et du personnel milite contre la fusion des universités toulousaines avec en ligne de mire l'obtention du label IDEX. Résultat ? L'université Toulouse Jean-Jaurès 2 (Mirail, nldr) tourne au ralenti. L'établissement est victime de grèves à répétition de la part du personnel et fait face à des élèves contestataires qui bloquent l'accès aux salles de classe afin d'empêcher la tenue des cours.
Pour les grévistes, un retour à la normale ne peut se faire que par la démission du président de l'université, Daniel Lacroix, dont ils rejettent la politique. Depuis son élection à la tête de l'université Jean-Jaurès 2 en juin 2016, l'homme milite et s'active pour l'obtention du label IDEX et la fusion des universités de Toulouse. Malgré la pression, Daniel Lacroix n'a pas quitté son poste.
En signe de protestation, les représentants syndicaux membres du conseil d'administration sont absents lors des diverses réunions et assemblées générales de l'instance. Un choix qui empêche la tenue de tout vote et prise de décision, le quorum (nombre de participants minimum obligatoire pour valider un vote) n'étant pas atteint.
Par conséquent, le conseil d'administration n'est pas parvenu à faire voter et adopter le budget de l'université Jean-Jaurès pour l'année 2018 (environ 170 millions d'euros par an, nldr). Depuis le début de l'année en cours, l'établissement fonctionne ainsi avec un budget dit "provisoire".
Le rectorat, garant du contrôle budgétaire et de la légalité des établissements supérieurs, a accordé cette "avance" sous condition de régularisation de la situation. Un nouveau conseil d'administration est donc prévu mardi 13 février avec au programme le budget du vote annuel.
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Si cette nouvelle tentative se transforme en échec, l'université Jean-Jaurès aura jusqu'à la mi-mars pour adopter son budget. Et si ce n'est pas le cas, elle sera placée sous la tutelle du rectorat de Toulouse.
Contacté par La Tribune, le rectorat de Toulouse refuse de s'exprimer sur le sujet. Une mise sous tutelle par le rectorat serait une première dans l'histoire de cette université.
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