Le débat public n'a jamais semblé aussi agité autour de ce projet, et pourtant les travaux ont déjà débuté. Le projet d'autoroute entre Toulouse et Castres, dénommé A69, mobilise plus que jamais deux camps que tout oppose : les pro-autoroute et les anti-autoroute. « À celles et ceux qui croient nécessaire d'entamer une phase de négociation, je dis que c'est peine perdue. Nous avons face à nous deux positions irréconciliables », a même réagi durant le week-end Alain Grizaud, le nouveau président de la Fédération nationale des travaux publics, sur le réseau social Linkedin.
Le dirigeant a pris la parole quelques heures après que le tribunal administratif de Toulouse ait décidé, vendredi 6 octobre au soir, de rejeter un nouveau recours en urgence des opposants à l'autoroute A69. Ces derniers s'appuient sur un abattage des arbres jugé illégal selon eux pour mener leurs démarches..
« Les associations et syndicats, à l'origine de cette requête, notamment le groupe national de surveillance des arbres (GNSA), contestaient la légalité des coupes d'arbres d'alignement, actuellement réalisées sur le chantier de l'A69. La juridiction administrative a jugé que ces travaux de déboisement sont bien couverts par l'autorisation délivrée par l'État, dans le respect de la réglementation applicable », a rappelé la préfecture du Tarn, dans un communiqué publié dans la foulée.
C'est la quatrième fois en quelques mois que la justice (tribunal administratif, cour d'appel et conseil d'État) valide la poursuite des travaux, notamment en confortant l'autorisation environnementale, le principal point d'attaque des opposants au projet.