Qui est Sophie Garcia, la nouvelle présidente du Medef Occitanie ?
Gabriel Kenedi
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

sophie garcia
Rémi Benoit
Gabriel Kenedi
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

sophie garcia
Rémi Benoit
Elle était pressentie comme la favorite du scrutin et son élection a été couronnée de succès. Opposée au perpignanais Alexis Méladonis, la Toulousaine Sophie Garcia a recueilli 69 voix sur 100 auprès d'un collège d'adhérents des 14 Medef territoriaux et de représentants des 21 branches professionnelles, au terme d'une campagne où elle n'a rien laissé au hasard. "Je suis allée voir tous les territoires. J'ai parcouru 5 000 kilomètres et mené 35 entretiens pendant environ deux mois, en allant voir même ceux dont je savais qu'ils ne voteraient pas pour mol. J'avais besoin de comprendre leurs préoccupations. Cela a été extrêmement enrichissant, j'ai accumulé des dizaines de notes qui vont m'aider dans ce nouveau mandat", indique Sophie Garcia.
"Elle a mené une campagne de terrain. Elle devient la première présidente de région du Medef national. C'est un très beau symbole. Maintenant, tout commence pour elle", commente Samuel Hervé, président du Medef de Montpellier. Un symbole, vraiment ? "Tant mieux si ça peut aussi faire avancer les choses mais je n'ai pas de militantisme par rapport aux femmes. Moi, je soutiens un projet et pas juste le fait d'être une femme !", lance Sophie Garcia.
"Elle a fait une belle campagne. Elle nous a expliqué son projet qui est très structuré", renchérit Thierry Sainte-Claire Deville, un de ses soutiens. Mariée et mère de deux enfants, Sophie Garcia est à la tête de PSL, une entreprise spécialisée dans le domaine de la sécurité incendie. "C'est une société que j'ai créée il y a 17 ans, qui comprend aujourd'hui une vingtaine de salariés. J'ai deux associés, ce qui me permet de me dégager du temps pour le Medef".
À lire également
Au sein de l'organisation patronale, cela fait dix ans qu'elle "milite pour défendre les entreprises". Jusque-là vice-présidente du Medef 31, elle est également engagée dans plusieurs commissions nationales du syndicat. On l'appelle pour venir représenter les territoires lors de réunions, comme par exemple lors de la crise du Brexit. "J'ai cette double casquette, nationale et territoriale", confirme-t-elle.
Gabriel Kenedi