Comment le nouveau directeur du CHU de Toulouse va défendre le dossier protonthérapie

Béatrice Girard
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Quel parcours vous a mené à la tête du CHU de Toulouse ?
J'ai eu un parcours à la fois particulier et assez classique. J'ai commencé ma carrière au centre hospitalier régional d'Orléans comme directeur adjoint en charge des affaires médicales, puis au CHU de Nantes. J'ai ensuite rejoint la Haute Autorité de Santé et j'étais, depuis 2013, directeur adjoint en charge de la santé au ministère de la Santé, auprès de Marisol Touraine.
Votre nomination à la tête du CHU de Toulouse a-t-elle été une bonne nouvelle ?
Oui car mon objectif professionnel, c'était d'être directeur de CHU ! Arriver ici est un retour au terrain et à la vraie vie et cela montre que ce n'est pas incompatible avec le fait de réfléchir aux politiques de santé. Et puis Toulouse est une agglomération très dynamique.
Concernant la situation financière du 4e CHU de France, votre prédécesseur Jacques Léglise espérait un retour à l'équilibre en 2016-2017. Y parviendrez-vous ?
Le CHU de Toulouse est l'un de ceux qui a le plus investi ces cinq dernières années. On a enregistré 1 milliard d'euros de dépenses si l'on met bout à bout le chantier de la psychiatrie, la construction de l'hôpital Pierre-Paul Riquet et le bâtiment urgence réanimation médecine à Purpan. À ce jour, donc, l'hôpital est endetté, mais cette situation était attendue. Pour 2015, nous prévoyions un déficit de 15 millions d'euros et ce sera un peu plus. Le retour à l'équilibre se fera donc plutôt à horizon 2018.
Pourquoi le déficit est-il plus important que prévu ?
Pour plusieurs raisons. Tout d'abord, nous avons pris possession d'un nouveau bâtiment et nous avons dû faire face à des charges d'exploitation et de maintenance plus élevées que prévu.
Ensuite, une partie des recettes attendues n'a pas été réalisée en dehors du champ de la santé. Par exemple, au niveau des opérations foncières. Nous avions prévu en effet de vendre le site de Casselardit en 2015. Si cette opération est actée, le projet a été reporté en 2016 et cela s'en ressent sur le bilan.
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