Agroalimentaire : "avec le sans-viande, l'humanité entière relève un vrai défi" (2/2)

Propos recueillis par Sophie Arutunian
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Nutrition & Santé mise sur le "sans-viande". Pouvez-vous donner un exemple de produit ?
Nous avons lancé en 2016 un nouveau produit qui s'appelle "Grill Végétal", un substitut de viande. Ce sont des produits qui ressemblent à des nuggets, à des escalopes, à des steaks, mais qui sont à base de soja et de blé. Ce lancement a été tout à fait réussi avec une très bonne demande consommateur. Nous sommes donc aujourd'hui face à la nécessité d'agrandir nos sites de production pour faire face à une demande accrue.
Allez-vous investir sur le site de Revel ?
Oui.Notre site de Revel est le plus grand site européen de produits de substitut de viande ou d'alternative végétale. Cette unité va doubler de taille en passant de 5 000 à 10 000 mètres carrés de surface de production (le montant de l'investissement est gardé confidentiel, NDLR). Le deuxième grand projet est l'extension de notre usine de Compiègne, spécialisée dans le sans gluten. Une usine toute neuve de 8 000 m2 a été construite à côté de l'ancienne et entrera en service dans quelques semaines.
Peut-on parler d'industrie du futur dans l'agroalimentaire comme on le fait dans l'aéronautique ?
Si on parle d'industrie du futur, je me réfère à ce que disait Eric Schmidt, ancien PDG de Google, qui estimait qu'au début du XXIe siècle, il y aurait quatre industries importantes qui se développeraient : l'impression 3D, la réalité virtuelle, les voitures autonomes et... la viande végétale.
Pourquoi la viande végétale représente un enjeu sociétal selon vous ?
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La transition des protéines animales vers les protéines végétales est vraiment un objectif clé de notre société civilisée, et je dirais même pour être un peu prétentieux, de l'humanité toute entière. En effet, sans cette transition, je ne vois pas comment nous allons pouvoir nourrir 9 milliards d'habitants d'ici 2050. Mettre notre petit pierre dans cet édifice de la transition alimentaire est vraiment essentiel pour nous, et c'est même notre objectif numéro 1.
Propos recueillis par Sophie Arutunian
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