Les visages qui incarnent MTN en Afrique
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Bien avant sa prise de fonction effective en mars 2017, le nouveau Président directeur général du Groupe MTN, le Sud-africain Rob Shuter, a eu le temps de prendre le pouls des activités du plus grand opérateur télécoms d'Afrique dans les 18 pays à travers le continent et cinq autres au Moyen-Orient où ce dernier est implanté. Une tâche certainement rendue moins ardue grâce à ses sherpas positionnés stratégiquement afin de répondre aux objectifs de leadership du fleuron sud-africain des télécoms.
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Le Sud-africain Godfrey Motsa est le nouveau CEO de MTN Afrique du Sud, en poste depuis mars 2017, où il a succédé à son compatriote Mteto Nyati. A 43 ans, Motsa fait partie des personnalités clés du groupe télécom dont il est vice-président Afrique australe et de l'Est depuis janvier 2017. Titulaire d'un MBA de l'Université de Thames Valley (Royaume-Uni), il a passé de nombreuses années chez Vodacom où il a occupé plusieurs postes de responsabilités, dont celui de CEO au Lesotho, en République démocratique du Congo (RDC) ou le poste de directeur des opérations régionales du groupe. D'ailleurs son départ lui a valu quelques embrouilles, lui qui était un élément important de l'équipe managériale de Vodacom, principal concurrent de MTN sur plusieurs marchés à travers le continent, et particulièrement en Afrique du Sud. Séduit par l'offre de MTN, Motsa a dû attendre six mois avant de conclure une collaboration légale. En février 2016 en effet, Vodacom s'était référé à la justice pour que ce manager respecte son préavis de six mois. L'opérateur avait également voulu lui imposer la restriction d'une période supplémentaire de six mois qui l'empêchait de s'engager dans une entreprise exerçant des activités similaires à Vodacom, tel que relevé dans son contrat. Certainement une façon de gagner du temps et empêcher une potentielle mise en œuvre de certains points de sa stratégie dont Motsa en détenait certainement les secrets ? En tout cas MTN aurait réussi à contourner cette dernière restriction en lui confiant en juin 2016 un rôle couvrant les pays d'Afrique australe et de l'Est excluant l'Afrique du Sud, évitant ainsi le chevauchement dans les pays où Vodacom est présent. C'est n'est janvier 2017 que le groupe jaune confiait de plein droit à Motsa le titre de vice-président.