• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Décideurs - La Tribune AfriqueEtats Majors - La Tribune Afrique

L'interminable affaire Meng

Karim Sy*

Publié le 16 août 2021 à 16:34 - Mis à jour le 01 octobre 2025 à 06:50

Meng Wanzhou

Meng Wanzhou, à l'issue d'une audience devant un tribunal canadien, début août 2021.

DR.

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 2

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 3

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 4

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 5

    Farnborough : des centaines de commandes d’avions en vue, limitées par les capacités d’Airbus et Boeing

  • 6

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Pendant que le monde s'affaire à comprendre comment sortir de la crise sanitaire, les audiences finales pour l'extradition vers les États-Unis de la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, ont débuté mercredi ; près de trois ans de bataille judiciaire et de crise diplomatique après son arrestation à l'aéroport de Vancouver, en décembre 2018. Elles devraient durer deux semaines.

Comme avec la crise sanitaire, ce procès marque un avant et un après que l'on attend avec de plus en plus d'impatience. Sans trop comprendre ce qui se joue, ni où l'on va, mais avec la certitude que plus rien ne sera comme avant, et que « l'anormal » sera la constante d'un monde que l'on nous avait prédit VUCA - volatil, incertain, complexe et ambiguë.

Cette arrestation à la demande des États-Unis a soulevé la colère de Pékin et refroidi les relations entre le Canada et la Chine. Mais elle a surtout montré au monde la confrontation ouverte entre les deux grandes puissances voire entre l'occident et, pour la première fois, une ancienne colonie. C'est que Meng Wanzhou, 49 ans, est aussi et surtout la fille de Ren Zhengfei, fondateur du fleuron technologique chinois et leader mondial de la 5G : Huawei. Un pion de choix dans le jeu d'échecs planétaire qui s'est engagé depuis que la multinationale chinoise a démontré son avance technologique - estimée à au moins deux ans - sur ses concurrents occidentaux sur un secteur d'avenir stratégique.

Pourtant, en 2019, j'écoutais avec stupéfaction le Président Macron annoncer à la conférence des ambassadeurs « la fin de l'hégémonie occidentale sur le monde », mais surtout déclarer que le monde assiste « à l'émergence de nouvelles puissances dont nous avons longtemps sous-estimé l'impact ». Mentionnant, tour à tour, « la Chine au premier rang, mais également la stratégie russe», ainsi que « l'Inde qui émerge », il concluait que ces puissances viennent « bousculer notre ordre international » et « peser dans l'ordre économique ».

Dès lors, on comprend l'engagement de l'ancien président Donald Trump qui, avec sa finesse légendaire, en a fait un moyen d'exercer une influence politique et avait empoisonné la procédure à coup de tweets et de déclarations, notamment en affirmant fin 2018 qu'il n'hésiterait pas à intervenir dans le dossier contre Mme Meng si cela permettait d'obtenir des concessions commerciales de la Chine ;toutefois, sans obtenir gain de cause [1]. La stratégie a été poursuivie par son successeur, mais de manière plus subtile. Ne soyons pas naïfs, nous assistons à « une guerre invisible » qui se conjugue en plusieurs épisodes de confrontations, ouvertes ou dissimulées, et de coopération ouverte ou implicite dans de multiples champs d'activités.

Accusée de fraude par la justice américaine

Meng Wanzhou est accusée d'avoir menti à la Banque HSBC à propos des liens unissant Huawei et sa filiale Skycom, qui faisait affaire en Iran, lors d'une rencontre ayant eu lieu en 2013 à Hong Kong. En effet, la poursuite allègue que la femme d'affaires chinoise, par des déclarations frauduleuses, a faussement laissé croire à HSBC qu'il n'y avait aucun risque à continuer à faire des affaires avec Huawei malgré la violation des sanctions économiques imposées par Washington contre Téhéran. Le droit américain répondant au principe d'extraterritorialité, toute entreprise - même non américaine - traitant avec l'Iran est susceptible de faire l'objet de sanctions.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Aucune tromperie. Voire même un mensonge par omission des Etats-Unis pour justifier son arrestation en induisant le Canada en erreur pour justifier les poursuites rétorque les avocats de Meng Wanzhou, preuves à l'appui [2]. Comme toutes les requêtes de la défense, ces derniers éléments ont été rejetés lors des audiences de juin. De nombreux abus de procédure avant l'arrestation de Meng Wanzhou aurait même pu justifier un abandon des poursuites : un interrogatoire de près de trois heures, la saisie des téléphones et bagages, la transmission « involontaire » des mots de passe au FBI américain [3].

Les avocats du procureur général, de leur côté, rappellent que les procédures d'extradition ne doivent pas se substituer au procès qui, si l'extradition a lieu, se produira aux Etats-Unis. Comme lors d'une audience préliminaire, la culpabilité ou l'innocence de la personne visée n'est pas en jeu devant la cour d'extradition, écrivent-ils ajoutant que les preuves soumises par un autre État pour demander l'extradition d'une personne sont présumées fiables même si la crédibilité de ces preuves a été remise en cause. Les États-Unis ont déjà montré une capacité à falsifier des informations pour orienter le cours de l'histoire, pour mémoire le discours de Colin Powell devant le conseil de sécurité le 5 février 2003. On peut dès lors se questionner sur l'indépendance réelle de la justice canadienne dans cette affaire interminable.

Il reste que tout cela sera pris en considération par la juge Heather Holmes lors de cette série d'audiences qui a débuté. Si la juge recommande que Mme Meng soit incarcérée, ce sera au ministre fédéral de la Justice d'ordonner ou non son extradition vers les États-Unis. Avec une telle politisation de l'affaire Meng, on peut se demander si le Canada pourra assumer son rôle de puissance médiane comme la France l'avait fait au conseil de sécurité face à la perspective d'une guerre en Irak lourde de conséquences.

Le Canada paie déjà le prix fort avec une première interdiction de l'importation de porc et de bœufs canadiens en Chine. Ce sont des milliers d'agriculteurs qui sont touchés et une filière qui perd l'un de ses principaux débouchés commerciaux Le Canada tient bon depuis 3 ans, comptant sur le « grand frère américain » qui lui a renouvelé son partenariat avec la Chine sans y intégrer les doléances du Premier ministre Trudeau.

Le droit international, un rapport de force avant tout ?

Les discours de Martin Luther King résonnent dans nos têtes quand il disait que « toute injustice, où qu'elle se produise, est une menace pour la justice partout ailleurs (...). Nous sommes pris dans un réseau de relations mutuelles auquel nous ne pouvons échapper ; notre destinée commune est un vêtement sans couture. Ce qui affecte directement l'un de nous nous affecte tous indirectement ».

Dans un village planétaire où l'information circule de plus en plus de Washington à Douala, de Shengzen à Kaolack, il nous faut faire attention à ce que le sentiment d'un droit à plusieurs vitesses et d'abus de la part des plus forts ne se développe dans le monde. Ce sentiment alimente les extrêmes, la rupture, les replis identitaires au sein et en dehors des Etats, et brise, en définitive, les chances d'un dialogue vertueux face à des défis qui ne trouveront de réponses qu'à l'échelle mondiale.

Le virus a fini de nous obliger à relativiser la notion de puissance. Il a ouvert la voie à la prise de conscience d'une communauté de destin qui nous appelle à dépasser les petits intérêts pour une ambition commune.

Le Canada s'est souvent affiché comme un pays neutre, ouvert et attaché au droit, notamment international. Au juge de faire la démonstration de la souveraineté judiciaire canadienne.

 (*) Fondateur et président du Réseau JokkoLabs Global, membre du Conseil national du numérique du Sénégal.

[1] Entre temps l'accord commercial entre les États-Unis et la Chine a été signé.

[2] Suite à un accord entre HSBC et Huawei, des documents confidentiels ont été mis en avant par la défense. Ils permettent d'établir clairement que HSBC, notamment ses hauts dirigeants, était au courant des activités d'affaires qu'entretenait Skycom avec Huawei en Iran.

À lire également

  • Android, Meng Wanzhou et le Canada : se défaire de l'ingérence américaine
  • LTA Women Forum : la femme africaine, force motrice de l’émergence !
  • Mobile World Congress : l'Afrique, nouvel eldorado du géant Huawei ?

[3] M. Scott Kirkland de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a reconnu devant le tribunal avoir fait une erreur en oubliant de récupérer ce papier lorsqu'il a remis les affaires de Mme Meng à la police fédérale.

Karim Sy*

Sur le même sujet

Photo d'illustration

Créer un corridor de "technologie et d'innovation" : pourquoi l'UM6P s'implante aux Etats-Unis

Après la France et le Canada, la célèbre université marocaine vient d’inaugurer son antenne américaine. Objectif : connecter les intellectuels et acteurs économiques d’Amérique du Nord et d’Afrique afin d'amplifier les voix africaines à l'échelle mondiale.

Premium
Formations - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Président élu d’Afreximbank, le Camerounais George Elombi mise sur l’industrialisation

Quatrième personnalité à la tête de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) à compter de septembre, George Elombi s’engage notamment à booster la valorisation de l’institution.

Décideurs - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Sidi Ould Tah, « un doer » élu président de la Banque africaine de développement

A 60 ans, le Mauritanien Sidi Ould Tah devient le neuvième président de la Banque africaine de développement (BAD), élu ce 29 mai à Abidjan avec 76,18 % des voix. Ses soutiens évoquent un candidat au « projet cohérent » pour l’agenda de l’Afrique.

Etats Majors - La Tribune Afrique
« Dans la guerre commerciale Etats-Unis – Chine, il y a des paramètres clés que l’Afrique doit observer pour se positionner », déclare à La Tribune Afrique Mohammed Dewji, président de MeLT Group, est le plus jeune milliardaire d’Afrique depuis 2016.

« L’Afrique et l’Europe peuvent créer une synergie gagnante » (Mohammed Dewji)

Mohammed Dewji est le plus jeune milliardaire africain en dollars, selon Forbes. A la tête de MeLT Group, un conglomérat investi dans une dizaine de secteurs, cet entrepreneur et philanthrope récemment de passage à Paris se distingue à plusieurs titres. Dans cet entretien avec La Tribune Afrique, il livre son analyse au sujet de la coopération Europe-Afrique et de la guerre commerciale Etats-Unis-Chine.

Décideurs - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Femmes en sciences : « L'économie privée ne peut pas tout » (Alexandra Palt)

Alexandra Palt vient de présider, à Cotonou, la quinzième édition du Prix For Women in Science initié par la Fondation L’Oréal et l’Unesco. Sa dernière en tant que directrice générale de la Fondation L’Oréal, puisqu’elle s’apprête à prendre la tête de WWF France. Dans cet entretien avec La Tribune Afrique, elle partage ses convictions au sujet des atouts de la science et des femmes scientifiques pour le développement socio-économique du continent africain.

Premium
Parcours de femme - La Tribune Afrique
Euphrasie Kouassi Yao, Conseillère spéciale du Premier ministre de la République de Côté d'Ivoire, chargée des questions de genre, Présidente du Groupe Technique Consultatif (GTC) et titulaire de la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décisions » (CUEFPOD).

« La Côte d’Ivoire est fière d’être championne d’Afrique de la lutte contre les discriminations à l’égard des femmes » (Euphrasie Kouassi Yao)

La Côte d’Ivoire ravit la vedette au Rwanda. Le nouveau rapport SIGI de l’OCDE désigne cette économie ouest-africaine comme étant la plus engagée d’Afrique dans la lutte contre les discriminations à l’égard des femmes et des filles, tant au niveau social, politique qu’économique. Dans cet entretien avec La Tribune Afrique, Euphrasie Kouassi Yao, Conseillère spéciale du Premier ministre chargée des questions de genre détaille les facteurs déterminants de cette distinction, évoque les ambitions du pays et sa disposition à partager son expérience.

Parcours de femme - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

La future présidence de la Banque africaine de développement au coeur des enjeux

Alors que l’ouverture des candidatures est d'actualité ce mois de septembre, deux têtes d'affiche se distinguent fortement pour le remplacement d'Akinwumi Adesina à la tête de la Banque africaine de développement : Ousmane Kane, un proche du président mauritanien Ould El-Ghazaouani et Romuald Wadagni, ministre de l'Économie et des Finances du Bénin et proche du président Talon. Le tout dans un contexte où l'Afrique fait face à de multiples enjeux, financiers et de transition.

Etats Majors - La Tribune Afrique
« Un double facteur favorise l'investissement immobilier des Européens à Maurice », Hippolyte Bouigue, CEO d’Anbalaba.

« Le marché mauricien de l’immobilier a relativement toujours été luxueux » (Hippolyte Bouigue, Anbalaba)

A la tête d’Anbalaba, un programme immobilier de premier plan au Sud de Maurice, Hippolyte Bouigue perpétue une ambition familiale, celle de faire de cette zone « un lieu de vie d’exception ». Pour La Tribune Afrique, il retrace son itinéraire dans un secteur en pleine ébullition sur cette ile africaine appréciée des touristes des quatre coins du globe.

Entrepreneurs - La Tribune Afrique