Benjamin Böhle-Roitelet, fondateur d'Ekito et figure montante de la French Tech

Emmanuelle Durand-Rodriguez
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Dans l'univers digital, quand on veut résumer sa vie ou son activité, on choisit des hashtags. Sur Twitter, l'entreprise Ekito a choisi cette définition : "#startup & #innovation builder in a fair ecosystem for #tech projects & products that matter. #play #empathy #learntolearn #rightproduct". Trop ésotérique ? Cette succession de mots clés est pourtant exactement le reflet du projet de l'entreprise toulousaine et de l'esprit de son boss Benjamin Böhle-Roitelet, 38 ans, personnalité montante de la French Tech à Toulouse.
#Startup & #innovation builder ? C'est la raison d'être d'Ekito, accélérateur privé, qui recrute des startups et les fait grandir en prenant une participation au capital. Ce concept, Benjamin Böhle-Roitelet l'expérimente depuis plus de 10 ans. En 2004, jeune diplômé en mathématiques financières, il part de l'hypothèse que l'innovation a besoin d'être accompagnée différemment pour définir le #rightproduct et accéder au marché. "L'ancienne garde" ne voit pas trop de quoi il parle, lui est convaincu que le monde a basculé. Au fil des années, le chef d'entreprise passionné d'art et de création contemporaine affine son hypothèse : "Il ne s'agit pas d'accompagner via du mentorat sur le principe de Y Combinator mais de coconstruire sur le modèle de Company Builder : validation de l'idée, définition du business model, constitution de l'équipe, financement, accès au marché."
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#Tech projects & products that matter. Dans l'escalier du bâtiment d'Ekito, une grande affiche annonce le programme : "Are you a king or a pirate ?". Benjamin Böhle-Roitelet a choisi de ne pas choisir et d'adresser à la fois les startups et les grands groupes. "Les pirates ont vocation à devenir des rois et les rois cherchent à redevenir des pirates." Traduction business : Ekito accélère les startups et les projets disruptifs mais accompagne aussi les grands groupes.
Emmanuelle Durand-Rodriguez
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