Santé : "Stop à la polémique, il n'y a pas de lobbying à Toulouse"

Sophie Arutunian
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Selon vous, la création de Toulouse Excellence Santé a-t-elle alimenté la polémique?
Avec la grande région, il y a un nouveau modèle à construire, et il faut avant tout créer des synergies entre Toulouse et Montpellier. Si l'on part d'emblée sur des conflits, nous compliquons les choses. Le comité a du sens pour voir ce qui nous rassemble, pas ce qui nous éloigne. Il ne doit pas alimenter la polémique qui consiste à placer la santé à Montpellier et l'aéronautique à Toulouse. S'il a alimenté la polémique, il faut rectifier le tir.
À quoi va servir ce comité Toulouse Excellence Santé ?
Il sert à faire un état des lieux de l'offre de soins, du tissu industriel et des plateformes de recherche en Midi-Pyrénées, aussi bien en public qu'en privé, et ce pour repérer les éventuelles synergies avec Languedoc-Roussillon. Cet état des lieux est nécessaire pour voir si l'offre est différente ou similaire à celle de Montpellier. Il y a plusieurs cas de figure.
Par exemple, sur certaines pathologies rares, il peut très bien y avoir une offre de soin particulière à chacune des villes. Sur un cas de chirurgie cardiaque, par exemple, une jeune fille a récemment été soignée par les deux équipes, l'une ayant fait le diagnostic, l'autre l'intervention. Il n'y a pas besoin de multiplier par deux les spécialités.
En revanche, sur d'autres domaines, comme en orthopédie par exemple, l'offre de soins peut nécessiter qu'il y ait, des deux côtés, les mêmes équipes.
Enfin, sur des cas plus complexes où il n'y aurait qu'un seul équipement, comme pour la protonthérapie par exemple, la meilleure solution est celle que la France a adopté : un appel d'offres est réalisé et des experts nationaux et internationaux prennent une décision.
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Le Comité n'a pas pour but de promouvoir la filière santé à Toulouse ?
Promouvoir ne veut pas dire être en compétition. Je le répète, le comité n'est pas un outil de lobbying, et il n'y a pas de compétition.
Sophie Arutunian