À cinq mois de son départ dans l'espace, l'astronaute Thomas Pesquet se confie

Florine Galéron
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thomas pesquet
ESA

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ESA
Pour vous préparer à cette mission sur l'ISS, vous faites une à deux heures de sport par jour, vous avez dû également apprendre le russe. Quels sont les points les plus complexes et les plus inattendus de la préparation ?
Apprendre le russe, ce n'est vraiment pas facile. D'autant qu'il faut arriver à un niveau suffisant pour interagir avec les collègues sur des points très techniques (l'équipage est composé d'une astronaute américaine et d'un cosmonaute russe, NDLR). Nous les astronautes, nous n'avons pas suivi d'études littéraires, donc nous ne sommes pas spécialement doués pour les langues.
Par ailleurs à Moscou, j'ai suivi un entraînement de survie dans la neige. Il faut tenir trois jours avec les moyens du bord par - 20 °C. J'espère que je n'aurai pas à le refaire, ce n'était pas un des meilleurs moments de ma vie.
Ensuite, ce sont les vols paraboliques qui m'ont le plus surpris. Cette première expérience de l'apesanteur me rendait hilare. La sensation est géniale et j'ai hâte de la vivre dans l'espace pour 6 mois.
Quel sera votre journée-type une fois dans l'espace ?
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Nous sommes synchronisés sur le méridien de Greenwich donc notre emploi du temps sera calqué sur la même heure que sur Terre. On commence la journée par faire sa toilette, prendre son petit-déjeuner comme à terre. Ensuite, la grande conférence-call avec les centres de contrôle au sol permet de passer en revue le plan de la journée. Pendant la journée, nous pouvons travailler seul ou en équipe. Nous appelons le centre de contrôle via la radio quand nous rencontrons un problème ou pour communiquer des résultats. Le soir, je dois faire deux heures de sport. La journée se termine avec une nouvelle conférence-call. Puis, vers 19h30, nous mangeons tous ensemble avant de vaquer chacun à ses occupations juste avant de se coucher. Le samedi après-midi, on fait le ménage dans la station spatiale. Le dimanche, à part deux heures et demi de sport dans la journée et une demi-heure de vidéo avec la famille, la journée est libre.
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Florine Galéron