Les 40 qui font Toulouse (1/7) : la French Tech

Sophie Arutunian
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©photo Rémi Benoit
Philippe Coste, c'est un sourire charmeur en toutes circonstances, même quand il dit du mal de quelqu'un. Et ça lui arrive, parfois. Car il y a deux ans, il a été propulsé sur la scène toulousaine en devenant directeur général délégué de French Tech Toulouse. Une mission à haut risque, tant l'écosystème du numérique à Toulouse est dispersé. C'est d'ailleurs l'une des principales difficultés auxquelles il a dû faire face à la tête du collectif toulousain. "C'est à la fois la faiblesse et la force de notre dossier : notre diversité. Il y a à Toulouse et dans sa région une multiplicité d'acteurs dans le numérique. Il a fallu dépasser la bataille d'ego pour fédérer tout le monde autour d'une ambition commune", dit-il sobrement, laissant entendre que certains ne lui ont pas facilité la tâche. Né en Martinique en 1969 - "une année formidable si j'en crois Gainsbourg" -, Philippe Coste est aujourd'hui le directeur des opérations d'innovation du réseau Epitech France. Titulaire d'un DESS intelligence artificielle et robotique de l'université toulousaine Paul Sabatier, il a été, dans une ancienne vie, entrepreneur et membre de la direction d'une société industrielle. C'est en 2007 qu'il contribue à l'implantation de l'école d'informatique Epitech à Toulouse. Geek optimiste, Philippe Coste est convaincu que "tous les secteurs connaîtront l'ubérisation, sans exception", et qu' "il faut prendre cela à bras-le-corps de façon positive".
French Tech 2017
En 2017, le directeur général délégué de la French Tech souhaite reconduire les actions menées en 2016 pour les startups locales, avec un accent sur l'accompagnement à l'international, l'aide à la levée de fonds et la mixité dans le numérique. Un des temps forts de l'année sera l'accueil par trois accélérateurs toulousains d'entrepreneurs internationaux dans le cadre du French Tech Ticket. Pour le moment, il avoue ne pas savoir si l'événement Human in Tech, dont la première édition s'est déroulée en septembre 2016, sera reconduit. "Nous sommes en train de faire le bilan, et il est plutôt satisfaisant", assure-t-il néanmoins.
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