Yann Barbaux : "Aerospace Valley est au service des PME"
Jean-Christophe Magnenet
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Vous représentez Airbus. Quel rôle doivent avoir les grands groupes au sein du pôle Aerospace Valley ?
Les grands groupes doivent jouer un rôle de locomotive pour la filière. Il ne faut pas voir leur présence comme une volonté de tout contrôler mais comme un engagement à développer la filière. Il faut le voir de façon positive. La question de la place faite aux PME se pose évidemment. Une des difficultés de notre pôle de compétitivité, c'est qu'il est dans un grand écart permanent entre des grands groupes qui ont une stratégie internationale et une vision à 30 ans et à l'autre extrémité de petites entreprises qui n'ont pas forcément les mêmes perspectives. Mais Aerospace Valley c'est aussi un grand écart entre une vision régionale et le cadre d'une politique des pôles nationaux et d'un environnement mondial... Il va falloir être capable de gérer tout cela. Il faudra être capable d'avoir de grandes orientations mais aussi d'écouter les petites entreprises à dimension plus locale. Le sens de l'évolution du pôle, c'est de dire qu'il est au service des PME.
Votre mission chez Airbus a été d'apporter de l'agilité, notamment en matière d'innovation. Allez-vous faire de même au sein d'Aerospace Valley ?
Très certainement. Il faut qu'il y ait une chaîne de création de valeur technologique au sein du pôle.
Comptez-vous également vous rapprocher d'autres pôles, comme Automotech ?
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Se rapprocher d'Automotech, oui, c'est le plus évident. Nous avons des problématiques communes d'un point de vue technique mais aussi en terme de responsabilité civile. Qui sera responsable en cas d'accident entre deux véhicules autonomes ? En revanche nous n'irons pas jusqu'à envisager une fusion. Nous avons beaucoup d'acteurs qui sont des petites entreprises positionnées sur des horizons et des temporalités différents. On n'a pas toujours intérêt à agréger. Il faut garder une logique de chaîne de valeur et les nôtres sont différentes actuellement. Et puis il y a de la place pour ces deux pôles. C'est un équilibre important qu'il faut garder. Mais cela ne nous empêche pas de travailler ensemble et d'avoir des participations croisées.
Jean-Christophe Magnenet