Des pro-Russes au siège du pouvoir régional à Donetsk
reuters.com

Des pro-Russes au siège du pouvoir régional à Donetsk
reuters.com
reuters.com

Des pro-Russes au siège du pouvoir régional à Donetsk
reuters.com
DONETSK Russie (Reuters) - Des centaines de manifestants pro-russes occupaient partiellement lundi le siège du gouvernement régional de Donetsk, fief de l'ex-président Viktor Ianoukovitch dans l'est russophone de l'Ukraine.
Les élus de la région, sous l'oeil des manifestants, ont massivement voté par 98 voix contre trois une déclaration de soutien aux "initiatives" de la population locale, sans toutefois aller jusqu'à déclarer illégitime le nouveau gouvernement pro-occidental de Kiev.
Malgré les efforts pour bloquer les ascenseurs et les cages d'escalier, les manifestants, conduits par un certain Pavel Goubarev qui s'est autoproclamé "gouverneur" de la région, sont parvenus à atteindre l'étage où avait lieu le vote.
Ils scandaient "Poutine, viens !" en pénétrant dans l'immeuble par une porte latérale, après une brève échauffourée avec les forces de l'ordre qui se trouvaient devant le bâtiment, a rapporté un photographe de Reuters.
Des vitres ont été brisées, ce qui a permis à des manifestants d'atteindre le premier étage. Des vigiles, réfugiés plus haut, ont été escortés jusqu'à la sortie par des policiers.
L'identité des personnes qui sortaient a été contrôlée pour empêcher élus et fonctionnaires territoriaux de quitter les lieux.
Le drapeau tricolore russe flotte sur l'immeuble depuis trois jours, en remplacement de la bannière bleue et jaune de l'Ukraine.
Pavel Goubarev, parlant au nom des manifestants, a demandé aux élus de proclamer illégitime la nouvelle équipe au pouvoir à Kiev, de placer les forces de sécurité sous le contrôle de la région et de suspendre le versement des impôts au gouvernement central.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

La résolution votée par les élus prévoit un référendum mais ne précise ni la question qui sera posée, ni la date de cette consultation. Les manifestants réclament un scrutin d'autodétermination le 30 mars.
Le texte adopté souligne les liens "historiques, spirituels et culturels" entre la région et la Russie.
Le chef de la police locale, Roman Romanov, a déclaré qu'une enquête avait été ouverte sur l'occupation du bâtiment. Il a ajouté que ses hommes n'avaient pas voulu faire couler le sang, ce qui a permis aux protestataires d'envahir l'immeuble.
(Lina Kushch; Henri-Pierre André, Jean-Philippe Lefief et Guy Kerivel pour le service français)
reuters.com