Des "affaires" pourraient compromettre le retour de Renzi
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ROME (Reuters) - L'ambition entretenue par l'ancien président du Conseil italien Matteo Renzi de revenir au premier plan pourrait souffrir des démêlés judiciaires de son père et de son plus proche allié.
Tiziano Renzi était convoqué vendredi par des procureurs de Florence dans le cadre d'une enquête judiciaire sur des soupçons de corruption dans l'attribution d'un contrat public à un ami.
Dans le même temps, le Mouvement 5 étoiles (M5S) a présenté une motion de défiance visant le ministre des Sports, Luca Lotti, soupçonné d'avoir révélé des informations confidentielles dans le cadre de cette même enquête.
Luca Lotti, qui était secrétaire d'Etat dans le gouvernement Renzi, et le père de ce dernier démentent tous deux la moindre malversation.
Mais leurs ennuis avec la justice tombent au plus mal pour l'ancien chef du gouvernement, qui est engagé dans une tentative de reprise de contrôle de sa formation politique, le Parti démocrate (PD, au pouvoir).
Après sa démission début décembre en raison de sa défaite au référendum constitutionnel qu'il avait lui-même voulu, Matteo Renzi a quitté la direction du PD le 19 février, face aux accusations de l'aile gauche d'en avoir "droitisé" la ligne.
Il a choisi de remettre son mandat en jeu, à la faveur d'un scrutin interne qui aura lieu le 30 avril, dans l'espoir de se relancer en vue des prochaines élections législatives prévues au début de l'an prochain.
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"Il est clair que cette affaire ne va pas l'aider lors de la primaire du PD. C'est déjà quelque chose d'embarrassant pour lui et ça pourrait devenir un véritable handicap", juge le politologue Francesco Galietti, de Policy Sonar.
"Tous les gens impliqués sont des proches, et d'après les procureurs, ils ont tous été mis sous pression, influencés et même soumis au chantage par sa famille et le premier cercle" de ses fidèles, ajoute-t-il.
L'enquête en question est en cours depuis des semaines mais a attiré l'attention des médias mercredi avec l'arrestation d'un homme d'affaires, Alfredo Romeo, accusé d'avoir offert des pots-de-vin à un responsable d'un organisme public pour l'obtention d'importants contrats.
Un autre allié politique de Matteo Renzi dont le nom apparaît dans cette affaire, Denis Verdini, a été condamné jeudi à neuf ans de prison pour fraude et banqueroute frauduleuse dans une affaire séparée.
(Gavin Jones, Gilles Trequesser pour le service français)
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