Un homme inculpé pour vente de balles au tireur de Las Vegas
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Un homme inculpe pour vente de balles au tireur de las vegas
LUCY NICHOLSON
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Un homme inculpe pour vente de balles au tireur de las vegas
LUCY NICHOLSON
LOS ANGELES (Reuters) - Le marchand d'armes qui a vendu plusieurs centaines de balles traçantes à l'homme qui a tué 58 personnes le 1er octobre dernier à Las Vegas dans le Nevada a été inculpé vendredi pour fabrication et vente illégale munitions puissantes.
Douglas Haig, 55 ans, qui vit dans la banlieue de Phoenix, capitale de l'Etat voisin d'Arizona, encourt cinq ans de prison et une amende de 250.000 dollars (200.000 euros). Il reste en liberté sous contrôle judiciaire dans l'attente d'une audience de mise en état prévue pour le 15 février.
Ses empreintes ont été retrouvées sur des balles non utilisées dans la chambre d'hôtel d'où Stephen Paddock a tiré sur des participants à un concert en plein air qui se tenait en contrebas, selon des documents judiciaires remis à un tribunal fédéral de Phoenix.
Le vendeur d'armes a tenu le même jour une conférence de presse au bureau de son avocat pour clamer son innocence. Il a déclaré qu'aucune des 720 balles traçantes provenant d'un surplus militaire vendues à Stephen Paddock n'a été utilisée parce qu'aucun traînée rouge n'avait été vue en provenance de la fenêtre d'hôtel d'où Stephen Paddock a tiré.
Son avocat, Marc Victor, a même suggéré que le bilan - Stephen Paddock a également blessé 500 personnes avant de se suicider - aurait pu être moins élevé si ce dernier avait utilisé les balles traçantes parce que les victimes auraient vu la trajectoire des tirs dans la nuit et auraient de ce fait pu plus facilement se mettre à l'abri.
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"TRÈS SOIGNÉ, TRÈS POLI"
Lors de la conférence de presse, Douglas Haig a déclaré qu'aucun élément ne lui avait permis de penser que Stephen Paddock, 64 ans, ait eu une quelconque intention criminelle. Le tireur lui aurait dit qu'il prévoyait d'utiliser les balles traçantes pour un spectacle de lumière dans le désert.
"Il était très bien habillé, très soigné, très poli, très respectueux. Il m'a dit ce qu'il voulait (...). Je l'ai mis dans une boîte, lui ai dit ce qu'il me devait. Il m'a payé, l'a mis dans sa voiture et est parti", a raconté Douglas Haig.
Pour le cinquagénaire, qui dit être entré dans la revente d'armes en 1991 en tant que passe-temps, il s'agissait d'"une transaction courante, pour acheter un type de munition courante disponible dans de nombreux points de vente dans tout l'Etat d'Arizona".
L'acte d'accusation décrit Douglas Haig comme gérant une affaire de vente de balles perforantes sur internet. Elle affirme qu'une partie des munitions vendues étaient des cartouches ayant été "rechargées", alors qu'il n'avait pas la licence pour fabriquer et vendre ce genre de munition.
Selon l'acte d'accusation, Douglas Haig a dit aux enquêteurs qu'il fabriquait ce genre de munitions pour lui, mais qu'il ne les proposait pas à la vente et qu'aucune cartouche rechargée par lui ne s'était trouvée sur le lieu du crime à Las Vegas.
Mais le parquet affirme que ses empreintes ont été retrouvées sur certaines des balles non utilisées dans la chambre d'hôtel de Stephen Paddock et que des munitions perforantes retrouvées sur place portaient la marque de fabrication correspondant au type de "recharge" effectué par Douglas Haig.
(Avec Keith Coffman à Denver; Danielle Rouquié pour le service français)
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