Darmanin défend l'opération menée à Mayotte après un revers judiciaire
reuters.com

Le ministre Gérald Darmanin après la réunion hebdomadaire du cabinet à l'Elysée
SARAH MEYSSONNIER
reuters.com

Le ministre Gérald Darmanin après la réunion hebdomadaire du cabinet à l'Elysée
SARAH MEYSSONNIER
PARIS (Reuters) - L'opération de police conduite à Mayotte vise "la restauration de la paix républicaine", a défendu mardi le ministre de l'Intérieur et des Outre-Mer Gérald Darmanin alors que la justice a suspendu la destruction prévue d'un bidonville dans l'île.
L'opération, qui devait avoir lieu mardi matin, visait à détruire des logements illégaux dans un quartier de Koungou, deuxième commune la plus peuplée de l'île.
Elle avait été décidée dans le cadre de l'opération "Wuambushu" lancée par le gouvernement pour réduire l'immigration illégale à Mayotte.
Mais le tribunal administratif de Mamoudzou a ordonné au préfet de Mayotte de suspendre l'opération, l'estimant "manifestement irrégulière" et mettant "en péril la sécurité" des habitants, selon un jugement consulté par franceinfo.
Sur Twitter, Gérald Darmanin a indiqué que le préfet de Mayotte avait fait appel de cette décision.
"Ce qui met en danger la population, c'est l'insalubrité, l'insécurité et la non reconnaissance du droit de propriété", a-t-il ajouté.
"L'action menée à Mayotte est la restauration de la paix républicaine. C'est une action difficile mais extrêmement résolue".
Le gouvernement a déployé 1.800 policiers et gendarmes sur l'île, "soit 500 de plus qu'il y a quelques semaines" pour intensifier les contrôles maritimes et terrestres, a indiqué mardi sur BFMTV Camille Chaize, porte-parole du ministère de l'Intérieur.
"L'opération est en cours, elle continue et ça va même encore s'intensifier (...) pour plusieurs mois", a-t-elle ajouté sur BFMTV.
(Rédigé par Blandine Hénault, édité par Nicolas Delame)
reuters.com
OPINION. « Face aux GAFAM, la souveraineté numérique passera par l’interopérabilité »
OPINION. « Si le G7 veut corriger les déséquilibres économiques mondiaux, il doit commencer par traiter ceux dont il est directement responsable »
OPINION. « Torture animale en ligne : la France ne peut pas rester spectatrice du commerce de la cruauté »
OPINION. IPO de SpaceX : « La souveraineté ne se décrète pas, elle se finance »