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32 millions d'euros pour financer le chômage technique lié aux "Gilets jaunes"

reuters.com  |   |  289  mots
32 millions d'euros pour financer le chomage technique lie aux gilets jaunes[reuters.com]
(Crédits : Charles Platiau)

PARIS (Reuters) - Près de 58.000 salariés ont été mis au "chômage technique" du fait des manifestations des "Gilets jaune", a déclaré dimanche la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui a débloqué 32 millions d'euros pour financer les indemnisations.

Plus de 90% des salariés concernés travaillent dans des PME, principalement dans les secteurs du commerce, de la construction, de l'industrie et de l'artisanat, a ajouté la ministre qui s'est dite très "inquiète" par l'ampleur du phénomène.

"C'est quatre millions d'heures de travail potentiellement perdues", a-t-elle ajouté sur BFMTV au lendemain d'une huitième journée de manifestations de "Gilets jaunes". "Aujourd'hui, c'est clair qu'un certain nombre d'entreprises et donc d'emplois sont menacés."

Le chômage technique permet aux salariés qui connaissent une réduction de leur temps de travail de toucher une indemnité d'activité partielle versée par l'employeur. Celui-ci reçoit en contrepartie une allocation cofinancée par l'Etat et l'Unédic.

Selon le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, le mouvement des "Gilets jaunes", qui a débuté le 17 novembre dernier et s'est poursuivi depuis tous les samedis, a coûté "chère à l'économie française". L'Insee estime son impact à 0,1 point son impact sur le produit intérieur brut (PIB) pour le dernier trimestre de 2018.

"Nous avons intérêt à ce que cela cesse le plus vite possible", a-t-il répété dimanche au Grand Rendez-vous d'Europe 1, CNews et les Echos.

Pour Muriel Pénicaud, "l'effet indirect est monstrueux". "On le voit sur l'investissement étranger, sur la confiance à investir, il y a déjà des effets. C'est clair que c'est un effet négatif", a-t-elle ajouté sans le chiffrer.

(Caroline Pailliez, édité par Henri-Pierre André)