Plongée dans la montée en cadence de l’usine Rafale à Mérignac
Pierre Cheminade et Pierrick Merlet, à Mérignac (Gironde)
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La ligne d'assemblage du Rafale à Mérignac.
Dassault Aviation
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La ligne d'assemblage du Rafale à Mérignac.
Dassault Aviation
Décontracté, souriant voire taquin. Malgré l’échec récent et officialisé du projet franco-allemand d’avion de combat du futur (Scaf), voilà l’état d’esprit qu’a tenu à afficher Éric Trappier, lui qui a fait visiter son usine de Mérignac (Gironde), ce mardi 16 juin, au ministre de l’Industrie , Sébastien Martin. « Nous ferons un nouvel avion de combat. Quand, comment et avec qui ? Je garde pour moi ces informations, avec les autorités françaises. Il y aura forcément une suite au Rafale », affirme fermement le PDG de Dassault Aviation interrogé par La Tribune à la sortie de cette visite. Avec le suédois Saab ? « Je ne ferai pas de commentaire à ce stade », ajoute-t-il.
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Pour l’heure, la priorité absolue pour Dassault est à la montée en cadence du Rafale, dans son usine bordelaise, à l’image de ce hangar visité par le membre du gouvernement. Les 16 Rafale en cours d’assemblage y sont soigneusement alignés en deux rangées de part et d’autre de ce vaste bâtiment lumineux et à l’allure moderne. « Tous les appareils que l’on voit ici, c’est 100 % pour l’export ; l’économie de guerre, c’est l’export, ce n’est pas les armées françaises, il faut le dire », grince le PDG de Dassault Aviation devant Sébastien Martin. « Ce n’est pas que nos armées ne veulent pas de cet avion, mais il n’y a pas de budget », insiste-t-il, sourire en coin.
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