Le Premier ministre Sébastien Lecornu et le ministre Roland Lescure sur les bancs de l’Assemblée nationale.
REUTERS - Stephanie Lecocq
Adopté dans la douleur, le budget 2026 cible des ménages en particulier. L’Institut des politiques publiques révèle que seuls 14 % des ménages sont touchés, avec des perdants chez les familles avec plusieurs enfants et chez les Français les plus riches, et des gagnants parmi les travailleurs modestes.
Quelles sont les conséquences du budget 2026 sur le niveau de vie et le pouvoir d’achat des Français ? À l’occasion de sa conférence annuelle sur le budget organisée ce lundi 15 juin, l’Institut des politiques publiques (IPP), piloté par l’économiste Antoine Bozio, a passé au scalpel les répercussions du texte budgétaire sur les ménages. Pour rappel, le budget 2026 avait donné lieu à d’âpres pourparlers entre le gouvernement Lecornu et les forces d’opposition pour parvenir à un accord en commission mixte paritaire au terme d’un calendrier chamboulé, comme en 2025. Tour d’horizon des catégories affectées.
Budget 2026 : 14 % des ménages en première ligne
En moyenne, le gain moyen des mesures est quasi stable (+0,1 %) sur l’ensemble de la population française, détaille une note rédigée par les économistes Sylvain Duchesne, Bertrand Garbinti et Lola Josseran. «En vérité, ce budget contient peu de mesures qui concernent toute la population. Les mesures sont très centrées. Seuls 14 % sont concernés par l’impact des mesures », affirme Lola Josseran. Ce qui signifie que le budget 2026 n’a pas modifié fondamentalement le niveau de vie de la population générale. Mais derrière ce constat global, il existe néanmoins des disparités.
Les gagnants et les perdants du budget 2026 (Crédits : Institut des politiques publiques)
Budgets 2026 : des perdants chez les plus riches…
Autre enseignement, les pertes les plus importantes concernent le dernier centile de niveau de vie. La baisse serait de 0,8 % par mois, soit environ 125 euros. Dans le détail, c’est la prorogation de la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) qui fait chuter le niveau de vie. Pour rappel, elle vise à s’assurer que les contribuables dépassant un certain seuil de revenu fiscal de référence (RFR) paient un impôt sur le revenu minimum de 20 %.