Ultimatum du 7 juillet: L'Iran précise ses intentions
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GENEVE (Reuters) - Si les signataires de l'accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien ne tiennent pas leurs promesses d'ici au 7 juillet, l'Iran relancera les activités d'origine de son réacteur d'Arak et enrichira son uranium à plus de 3,67%, a déclaré mercredi le président iranien Hassan Rohani.
L'Iran, a-t-il poursuivi selon la chaîne de télévision IRIB, restera dans le cadre du Plan d'action global commun (PAGC) conclu en juillet 2015 tant que les autres pays signataires feront de même.
L'avenir de l'accord de 2015 est menacé depuis que Donald Trump en a retiré les Etats-Unis.
Le 8 mai dernier, un an jour pour jour après l'annonce du président américain, la république islamique a fait savoir qu'elle se soustrairait à une partie des engagements pris dans le cadre du PAGC.
Ses stocks d'uranium faiblement enrichi ont dépassé cette semaine le plafond fixé par l'accord de 2015, suscitant "l'extrême préoccupation" des signataires européens (Allemagne, France et Grande-Bretagne).
Relancer le réacteur à eau lourde d'Arak, susceptible de produire du plutonium à usage militaire, et enrichir l'uranium à des niveaux supérieurs à la limite fixée par le PAGC serait un nouveau pas franchi vers une confrontation, même si Rohani a souligné que les initiatives prises depuis début mai par l'Iran ne visaient pas à nuire à l'accord nucléaire, mais au contraire à le préserver.
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Si l'Iran n'agissait pas, a-t-il dit, cet accord serait balayé.
"Le niveau d'enrichissement va excéder 3,67%. Nous allons dépasser cette limite d'autant qu'il le faudra, en fonction de nos besoins", a insisté Rohani.
Concernant Arak, il a souligné, à l'adresse des signataires de l'accord, que la menace signifierait, si elle est appliquée, de "revenir à un niveau dont vous dites qu'il est dangereux et qu'il peut produire du plutonium".
"Nous allons y revenir à moins que vous n'agissiez pour tenir vos engagements sur Arak."
Le président iranien a néanmoins assuré que Téhéran pourrait revenir "en l'espace d'une heure" dans les limites fixées par l'accord, dont la Chine et la Russie sont également parties prenantes.
(Babak Dehghanpisheh et Parisa Hafezi; Henri-Pierre André et Tangi Salaün pour le service français)
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