Ukraine: Les eurodéputés demandent des sanctions contre Gerhard Schröder
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UKRAINE: LES EURODÉPUTÉS DEMANDENT DES SANCTIONS CONTRE GERHARD SCHRÖDER
MAXIM SHEMETOV
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UKRAINE: LES EURODÉPUTÉS DEMANDENT DES SANCTIONS CONTRE GERHARD SCHRÖDER
MAXIM SHEMETOV
par Francesco Guarascio
BRUXELLES (Reuters) - Le Parlement européen a adopté jeudi à une large majorité une résolution appelant à des sanctions contre l'ex-chancelier allemand Gerhard Schröder s'il ne quitte pas la compagnie pétrolière publique russe Rosneft, une initiative qui vise également à le détourner de Gazprom.
Le texte, qui mentionne également Karin Kneissl, ancienne ministre autrichienne des Affaires étrangères sous le gouvernement de Sebastian Kurz, était soutenu par les quatre principaux groupes parlementaires.
Critiqué pour sa proximité avec Vladimir Poutine, Gerhard Schröder est également accusé d'avoir renforcé la dépendance énergétique de l'Allemagne vis-à-vis de la Russie, désormais au ban des nations pour l'invasion de l'Ukraine.
Le Parlement "constate que d'anciens responsables politiques tels que Esko Aho, (l'ancien Premier ministre français) François Fillon et Wolfgang Schüssel ont récemment démissionné de leurs fonctions au sein d'entreprises russes et demande instamment que d'autres, tels que Karin Kneissl et Gerhard Schröder, fassent de même", indique la résolution.
Le texte n'est pas contraignant, mais il représente une pression importante pour que l'UE agisse contre les personnalités européennes considérées comme proches du Kremlin.
Le Parlement demande "d'étendre la liste des personnes visées par des sanctions de l'Union aux membres européens des conseils d'administration des grandes entreprises russes et aux responsables politiques qui continuent de recevoir de l'argent russe".
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"En occupant des postes à responsabilité dans des entreprises affiliées au Kremlin, l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder coopère de facto étroitement avec la Russie", a déclaré l'eurodéputé conservateur Markus Ferber, l'un des rapporteurs de la résolution.
Il a noté que le texte est également une incitation, à l'adresse de Schröder, à refuser un poste au conseil d'administration du géant gazier russe Gazprom, qui doit décider de la composition de son conseil lors d'une réunion vendredi.
Un porte-parole du Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité n'a pas fait de commentaire sur la résolution votée au Parlement mais a souligné que d'éventuelles sanctions devaient avoir le feu vert des 27 pays membres de l'UE.
(Reportage Francesco Guarascio, avec la contribution de John O'Donnell à Francfort et Vladimir Soldatkin ; version française Diana Mandiá)
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