L'équipe de France au pied du mur

Beaucoup d'inconnues et peu de certitudes. Avant son premier match de Coupe du monde contre l'Uruguay ce vendredi (20?h?30), l'équipe de France avance masquée.

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« La vérité commence vendredi ». Cette phrase d'Hugo Lloris, le gardien de but de l'équipe de France, résume à elle seule toute l'importance de ce premier rendez-vous face à l'Uruguay. Car, qu'ils le veuillent ou non, les Bleus sont dans le flou à l'aube de cette Coupe du monde.

En dépit des déclarations plutôt optimistes des joueurs tout au long de la semaine, ils doivent impérativement s'imposer pour s'éviter une crise de confiance. Cela fait longtemps qu'ils sont à la recherche d'une confiance perdue. Les Bleus ont encore montré, vendredi dernier contre une petite équipe de Chine (0-1), d'inquiétantes défaillances, notamment dans la construction du jeu et surtout dans l'efficacité offensive. Reste à savoir si tout cela a pu être corrigé, ou tout au moins amélioré, en quelques jours.

« Ce n'était que des matchs de préparation », ont répété les joueurs cette semaine. Logiquement, l'équipe de France montrera donc un tout autre visage contre l'Uruguay. Pourtant, depuis des mois, les Bleus tâtonnent. L'opinion publique est plus que sceptique sur les chances françaises. Seul Raymond Domenech et son groupe veulent encore croire à l'exploit d'un parcours victorieux lors de ce Mondial sud-africain.

Le facteur positif de la préparation jusqu'à maintenant demeure indiscutablement l'ambiance qui règne dans le groupe. De l'aveu de tous, et selon nos informations, le groupe vit bien. Très bien même. Les susceptibilités des uns et des autres sont pour le moment mises de côté. Certes, quelques déceptions mais aussi des interrogations individuelles persistent (Henry, Gallas notamment). Mais jusqu'ici, la solidarité est de mise. Cette bonne ambiance, managée notamment par Patrice Evra, devenu un véritable chef de bande, pourrait porter les Bleus.

Même onze de départ

À condition que les individualités trouvent leurs marques dans le nouveau système de jeu en 4-3-3 de Raymond Domenech. Ce dernier, sans doute par souci de ne pas briser psychologiquement l'élan de certains, n'a rien voulu changer et restera fidèle au même onze de départ. Deux joueurs, décriés tout au long de la campagne de préparation, vont devoir justifier la confiance du sélectionneur?: Nicolas Anelka et Sidney Govou.

Le premier, transparent, doit retrouver le sens du but. Il est fort probable, si ce n'est pas le cas, qu'il perdra sa place au bénéfice de Gignac, voire d'Henry. Govou joue gros également. Le futur ex-Lyonnais à avoué cette semaine qu'il n'était pas à la hauteur. Il doit se ressaisir. Enfin, Franck Ribéry va, lui aussi, devoir élever son niveau de jeu. Si les Bleus doivent aller loin dans cette compétition, ce ne sera pas sans un grand Ribéry, que Domenech cajole d'ailleurs depuis le début de la préparation. À part le brassard de capitaine, il a exaucé tous ses souhaits, à commencer par celui d'évoluer sur le côté gauche. La star du Bayern doit lui prouver qu'il n'a pas eu tort. Cette dernière semaine de préparation aura surtout été marquée par le secret - à la limite de la paranoïa - dans lequel les hommes de Domenech, isolés de tout, ont voulu travailler. Vendredi soir au Cap, dans un des plus grands stades du monde, ils ne pourront plus se cacher.

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