Philippe Halb : "Aujourd'hui, il vaut mieux être détenteur d'obligations qu'actionnaire !"
Propos recueillis par Thierry Bisaga
Propos recueillis par Thierry Bisaga
Quelle est la conduite à tenir lorsque, comme ce fut le cas cet été, les valorisations des obligations d'entreprises sont revues à la baisse ?
Pour les investisseurs qui détiennent des obligations en portefeuille, mieux vaut en effet ne pas vendre ses titres à n'importe quel prix, surtout lorsque la baisse est davantage motivée par des comportements moutonniers liés aux angoisses des investisseurs. En conservant un titre obligataire jusqu'à son échéance, on récupère son capital augmenté des intérêts si l'entreprise ne fait pas faillite. De nombreuses situations de sous-valorisation peuvent ainsi être corrigées à plus ou moins long terme.
Face aux perspectives économiques actuelles, ne doit-on tout de même pas s'interroger sur la pérennité des entreprises ?
C'est la raison pour laquelle il faut impérativement procéder à une analyse financière approfondie des sociétés qui émettent les emprunts obligataires. L'analyse comparative des différentes options de financement choisies, comme le type d'obligations retenues, est également riche d'enseignement.
Ne vaut-il pas mieux s'orienter vers d'autres classes d'actifs ?
Sans minimiser les risques induits par les placements obligataires, il faut garder à l'esprit que les détenteurs d'obligations sont remboursés en priorité par rapport aux actionnaires. L'exemple du marché japonais, au cours des vingt dernières années, a montré que les premiers ont majoritairement retrouvé leurs capitaux quand les seconds ont patiemment attendu un hypothétique rebond boursier.
Propos recueillis par Thierry Bisaga
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