Un remède sous conditions

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La maîtrise des risques n'a jamais été aussi impérative. Aussi bien pour le gérant de portefeuille que pour l'investisseur particulier, bien en mal de retrouver ses repères en ces temps non pas d'exubérance irrationnelle, mais de débâcle qui l'est tout autant.

La gestion collective, par nature, est l'outil idéal pour aborder un vaste spectre. Mais depuis plusieurs mois, cette mutualisation n'est plus dénuée de risques. Et il ne suffit plus de panacher les classes d'actifs pour être sûr de traverser sans encombre le raz de marée constaté sur toute la planète finance. Face à cette averse de mauvaises nouvelles, la richesse de l'offre des OPCVM (Organisme de placement collectif en valeurs mobilières) apparaît toutefois comme un gage certain. Gage de prudence et surtout gage d'équilibre. Lorsque l'on s'inscrit dans la durée, force est de constater qu'il y a toujours un type de gestion, une zone géographique ou une classe d'actifs qui s'en sort mieux que les autres, qui fait contre-balancier. Alors, la gestion collective est-elle le meilleur remède vis-à-vis de l'aversion au risque ? Ceux qui ne supportent pas l'idée de perdre un centime ne sont clairement pas faits pour la Bourse. Et la plupart des gérants de portefeuille ne se placent d'ailleurs jamais dans cette optique. Il y a certes les fonds garantis, mais en cette période troublée, ces produits ont du mal à tenir leur promesse, l'investisseur se retrouvant au bout de cinq ou six ans avec sa seule mise de fonds. Ceux, en revanche, qui misent sur des gestions flexibles faisant appel aux meilleurs spécialistes, sur des approches plurisectorielles et géographiques et qui donnent du temps au temps sont assurément mieux armés pour vaincre cette donne. Gare toutefois aux frais de gestion trop gourmands et pas toujours transparents. Ceux-ci sont susceptibles d'absorber la performance. Un comble en cette période de vaches maigres !

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