Le lobbying d'Eric Schmidt
Sandrine Cassini
Sandrine Cassini
Depuis que le patron de Google a annoncé l'ouverture d'un centre de R&D à Paris, Nicolas Sarkozy lui déroule le tapis rouge. Début 2010, le président de la République avait pourtant eu des mots assez durs contre Google, qui échappe à l'impôt en France. En attendant, le président exécutif du moteur de recherche va avoir moultes occasions de faire son lobbying. Mardi, il donne la réplique au cours de la table ronde consacrée à « Internet et la croissance », où doit intervenir Christine Lagarde. Il participe aussi au déjeuner du chef de l'État et a des entretiens avec Éric Besson et Frédéric Mitterrand. Récompense suprême, Eric Schmidt a été sélectionné par l'Élysée pour aller à Deauville discuter avec les chefs d'État. Le président de Google bat la campagne pour contrecarrer les velléités de la Commission européenne de durcir la réglementation, notamment en matière de données personnelles. Ces derniers jours, Eric Schmidt a publiquement mis en garde contre les « conséquences inattendues » de la directive européenne sur les « cookies », ces mouchards qui suivent le parcours de l'internaute. Google est toujours sous la menace de Bruxelles qui le soupçonne de pratiques anticoncurrentielles dans la publicité en ligne.
Sandrine Cassini
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