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Économie - La Tribune Région Sud

Quel aménagement pour Sophia-Antipolis ?

Photo de Laurence Bottero

Laurence Bottero

Publié le 19 mars 2018 à 07:30 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 01:11

Sophia-Antipolis Trois Moulins

Sophia-Antipolis Trois Moulins

DR

Le Quotidien Numérique

13 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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Toujours très regardée, la technopôle confirme son attractivité ne serait-ce qu'au nombre de projets d'aménagements dans les tuyaux. Et c'est précisément l'entrée du parc qui est l'objet des attentions. La stratégie étant de prévoir 2020, voire 2030.

Sophia-Antipolis se porte bien. D'un point de vue urbanistique, c'est certain, il suffit pour cela de regarder les chiffres, notamment ceux du volume de transactions qui atteignent 25 000 m2 depuis 2016 et qui eux seuls représentent 50 % des transactions du département des Alpes-Maritimes. Et puis il suffit aussi de lister les projets. Qui se sont d'ailleurs montrés au MIPIM. Quel meilleur endroit pour s'exposer ? "Nous ne pouvons pas ne pas y être", fait remarquer Jean Leonetti. Le maire d'Antibes mais surtout président de la Communauté d'agglomération Sophia-Antipolis (CASA) est fier de "sa" technopôle, fière dame de 50 ans qu'elle soufflera l'année prochaine. "Nous ne sommes pas dans la communication" rajoute le président de la CASA. Mais dans le concret. Et si Sophia-Antipolis va bien c'est que le "pilotage est clair, l'organisation territoriale s'affine".

C'est précisément son entrée que le parc est en train de peaufiner. Autant dire opération stratégique. D'abord par ce que c'est là que se situent des zones dites à enjeux. Et que c'est par là que passe aussi l'image de la technopôle.

Equilibrer les projets

Il y a d'abord Les Clausonnes, cette ZAC de 40 hectares qui prévoit la réalisation de 150 000 m2 de surface de plancher répartis en deux secteurs et comprenant 60 000 m2 de commerces, 55 000 m2 de bureaux, services publics, équipements collectifs auxquels s'ajoutent 10 000 m2 d'hôtellerie. Il devrait également s'y implanter des activités artisanales et semi-industrielles non polluantes. Un premier permis de construire a été accordé pour une première phase de 100 000 m2.

Pas très loin, le Fugueiret est une zone d'importance. D'abord parce qu'elle située dans le périmètre du quartier "historique", la place Sophie Lafitte, mais aussi parce qu'elle porte justement la vision à 2030. Son rôle va être d'appuyer, renforcer l'aura de Sophia-Antipolis en matière d'innovation et de recherche, son ADN. Mais "la volonté politique est de faire moins", insiste Jean Leonetti, le périmètre concerné ayant été revu à la baisse. Le très attendu bus-tram qui passera par là devrait concourir à faire de l'endroit, un lieu encore plus fréquenté. Ici, la communauté d'agglomération y posera son siège et la nouvelle mouture du Business Pôle, version 2.0, s'y installera aussi.

Victime de son succès

Mais c'est bien l'opération des Trois Moulins qui constitue le futur de Sophia-Antipolis. Pas encore née et déjà victime de son succès comme le précise Jean Leonetti. En effet, la concertation lancée semble avoir inspiré puisque de nombreuses équipes ont manifesté leur intérêt. Initialement prévue pour départager 5 candidats, elle est désormais relancée, laissant l'opportunité à tous les projets intéressés de soumissionner. Cependant, point de changement dans le calendrier. "Nous avons la volonté d'aller vite", insiste bien Jean Leonetti. L'objectif étant de dévoiler le nom du lauréat au prochain SIMI, fin décembre à Paris. Avec un projet architectural qui devrait être étonnant. "On ne rentre pas dans Sophia-Antipolis avec une architecture banale".

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Galderma et le projet de biotechnologies

Le point noir actuel à Sophia-Antipolis, c'est Galderma. L'annonce de la suppression de 400 emplois au sein du laboratoire continue de poser la question du devenir du bâtiment. Lui donner un destin orienté biotechnologie est évidemment la piste que le Symisa, le syndicat mixte chargé de l'aménagement de la technopôle et Team Côte d'Azur, l'agence de développement économique métropolitaine privilégient. "Nous refusons 15 000 m2 de biotechnologies par an" révèle Jean Leonetti. Ce qui donnerait à Sophia-Antipolis "deux jambes, l'une numérique et l'autre biotech". Et servirait son aura, nationale mais surtout internationale. Ou comment à 50 ans, on peut entamer une nouvelle étape.

Laurence Bottero

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