Comment les JO 2030 sont (déjà) en train de se préparer
Laurence Bottero et Anne Taffin avec César Armand
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Les Jeux Olympiques 2024 sont finis... ou presque. Car si la compétition sportive a bel et bien sifflé la fin des épreuves, dans la réalité, reste désormais à rendre aux territoires les ouvrages érigés à l'occasion des jeux d'été et qui désormais deviennent des infrastructures à part entière, livrées aux collectivités, comme cela est prévu. C'est ce fameux héritage, de plus en plus considéré comme l'alpha et l'oméga des grands événements.
Paris 2024 ce n'est donc pas encore terminé. Sur les 70 ouvrages livrés pour la compétition sportive, si 46 étaient prêts à être utilisés, 24 nécessitaient un travail de reconversion. Vingt seront ainsi reconvertis d'ici la fin de l'année, alors que quatre resteront à achever de construire et reconvertir en 2026, 2027, 2028. Ainsi, le Village des médias a été transformé, comme prévu, en 900 logements déjà occupés. Quant au Village des athlètes, il accueillera 6 000 résidents entre la mi-octobre et le début de l'année prochaine, sachant que les étudiants sont déjà arrivés.
Territoires différents, méthode identique
« Ce n'est pas parce que les Jeux ne sont plus d'actualité, que nous ne sommes pas à l'œuvre », indique Yann Krysinski, directeur général exécutif de la Solideo Paris 2024. Qui, symboliquement mais pas seulement, passe désormais le flambeau à Damien Robert, nommé directeur général d'Alpes 2030 en février dernier. Car si l'héritage se compte en infrastructures rendues aux territoires, il réside aussi dans la méthode.
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Celle éprouvée par la Solidéo 2024 nourri déjà le plan de développement d'Alpes 2030. « Peu ou prou, nous allons en effet adopter la même méthode. Pourquoi s'interdire de dupliquer ce qui a fonctionné, personne ne conteste la grande réussite des Jeux Olympiques 2024, notamment la livraison des ouvrages, leur qualité, le respect du délai et l'enveloppe », explique Damien Robert. Qui le dit bien, « nous avons une obsession, livrer en temps et en heures au Comité d'organisation (le COJOP, que préside Edgar Grospiron, NDLR), toutes les infrastructures prévues pour le 1er février 2030 ». Même principe et même fonctionnement donc même si la physionomie des territoires concernés n'est pas comparable, les JO 2030 se déroulant comme le rappelle Damien Robert, « beaucoup en montagne, peu en ville ».
Laurence Bottero et Anne Taffin avec César Armand