Sur la Côte d’Azur, le tourisme réussit à s'étirer au-delà des ailes de saison
Gaëlle Cloarec
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Sur la Côte d'Azur, la saison estivale a tenu ses promesses, confirmant l'attractivité du territoire en dépit d'un contexte national incertain. Si, comme partout, le segment restauration a fait grise mine, l'hébergement marchand revendique un bilan radieux avec un taux d'occupation moyen dans l'hôtellerie du littoral à 85% et des pics de fréquentation tutoyant en août les 99%. Une dynamique positive qui s'étire de plus en plus franchement sur les ailes de saison. La fréquentation touristique moyenne a grimpé de 2 points (77%) en mai et de 3 points (85%) en juin faisant de ce cru 2025 un record. La tenue de la Conférence de l'ONU sur l'océans à Nice n'y est sans doute pas étrangère. Quant à l'arrière-saison, elle ne semble pas en reste. Fin août, le taux de réservation affichait une avance de 3 points pour septembre, de 2 points pour octobre. La démonstration, selon Côte d'Azur France Tourisme et sa directrice Claire Béhar, que la stratégie quatre saisons consistant à lisser l'activité touristique sur l'ensemble de l'année « fonctionne ».
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Rien de bien nouveau pourtant ici. « La Côte d'Azur est une destination mature qui a déjà exploité la plus grande partie de son potentiel touristique. Le développement d'un tourisme toute saison est donc ancien. Avec Paris, c'est une des destinations les plus lissées de France », relève Jean-Christophe Gay, géographe, professeur des universités à l'Université Côte d'Azur et directeur scientifique de l'Institut du tourisme Côte d'Azur. Ce qui l'est moins, en revanche, « c'est l'augmentation de la clientèle étrangère, notamment extra-européenne, moins soumise à l'attrait balnéaire. » Celle-ci a représenté 55% des visiteurs en juillet, 58% en août, et devrait faire les belles heures de l'arrière-saison : les réservations aériennes (hors low cost) au départ des marchés étrangers indiquent pour septembre et octobre une avance de 6% par rapport à l'an passé. « Cette clientèle considère la Côte d'Azur comme un lieu urbain, avec des motivations qui se rapprochent de celles des grandes métropoles : faire la fête, visiter les musées, goûter à la gastronomie. Avec elle, les motifs de désaisonnalité sont renforcés. »
Gaëlle Cloarec