La bataille pour l’eau a commencé

Pierrick Merlet
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irrigation eau
Rémi Benoit

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irrigation eau
Rémi Benoit
En plus d'être le titre d'un roman de science-fiction datant de 1989, "l'or bleu" est une expression qui devrait prendre de plus en plus de sens au fil du temps pour évoquer la raréfaction de l'eau liée au réchauffement climatique... De fait, le bassin Adour-Garonne (territoire du Sud-Ouest français) affiche déjà un déficit annuel de 250 millions de mètres cubes en eau.
D'ici à 2050, ce déficit est même estimé à 1,2 milliard de mètres cubes si rien n'est fait pour préserver cette ressource. Et le rapport Climator, réalisé par l'Agence nationale de la recherche et l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), prévoit des baisses sensibles et croissantes de l'humidité des sols dès les années 2020. Preuve de l'importance de cette question, les Régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, la préfecture d'Occitanie et le Comité de bassin Adour-Garonne ont instauré en avril 2018 un "G4" autour de l'eau. En plus des acteurs cités, cette mission de préservation de l'or bleu et de son économie concerne aussi la filière agroalimentaire à sa base, à savoir les agriculteurs.
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En Occitanie, une exploitation sur quatre a recours à l'irrigation, selon la direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (Draaf), ce qui représente environ 17 000 structures. Parmi elles, plus de 10 000 exploitations sont dépendantes économiquement des disponibilités en eau pour sécuriser leur production. Le Département de Haute-Garonne a donc souhaité associer les producteurs locaux dans le cadre de sa mission "Garonne Amont".
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