Bras de fer de l'A69 : « Le Sénat est totalement dans son rôle », juge le rapporteur

Florine Galéron
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Le chantier de l’A69 entre Toulouse et Castres.
Rémi Benoit

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Le chantier de l’A69 entre Toulouse et Castres.
Rémi Benoit
Malgré une gauche en partie opposée à la mesure, la commission de l'Aménagement du territoire du Sénat a largement adopté mercredi matin la proposition de loi des sénateurs du Tarn pour reprendre la construction de l'autoroute A69 entre Toulouse et Castres. Le chantier est à l'arrêt depuis fin février et la décision du tribunal administratif de Toulouse d'annuler l'ensemble des autorisations environnementales de l'ouvrage, faute de raison impérative d'intérêt public majeur (RIIPM) justifiant sa construction.
L'initiative, portée par les sénateurs centristes Philippe Folliot et Marie-Lise Housseau, et qui sera examinée en séance publique jeudi 15 mai, vise à court-circuiter la justice et à relancer la construction de cette portion d'autoroute de 53 kilomètres entamée au printemps 2023 et qui devait entrer en service à la fin de l'année. « Nous voulons faire entendre la colère sourde de la population tarnaise face à l'arrêt d'un projet jugé d'intérêt national dès la loi d'orientation des mobilités de 2019 », plaide auprès de La Tribune Philippe Folliot, qui se targue de la cosignature de près d'une centaine de sénateurs de plusieurs groupes sur son texte.
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Alors que les militants écologistes opposés à l'A69, dénoncent « une attaque contre la séparation des pouvoirs », le rapporteur de la commission, le centriste Franck Dhersin, interrogé par La Tribune, estime au contraire que « le Sénat est parfaitement dans son rôle » :
Florine Galéron