Dernière métropole française non reliée à une LGV, Toulouse est paralysée par une saturation du trafic. A l’occasion de la venue de son PDG Jean-Pierre Farandou, la SNCF a dévoilé une tour de contrôle qui permet d'améliorer le cadencement des trains.
« Aujourd'hui, Brest est plus proche de Paris en train que Toulouse qui a pourtant un dynamisme économique plus important. C'est la dernière agglomération française à ne pas être connectée à une ligne à grande vitesse. Il est temps de stopper cette longue injustice », a lancé lundi la présidente de la région Occitanie Carole Delga devant le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou.
Depuis le parvis flambant neuf de la gare de Toulouse-Matabiau (qui a remporté un prix d'architecture à l'automne dernier), le dirigeant de la SNCF s'est empressé d'assurer que « tout sera fait pour que le calendrier de la LGV soit tenu », autrement dit une mise en service espérée pour 2032 sur le tronçon de Bordeaux vers Toulouse, et pour 2037 sur celui vers Dax. « Les financements sont à peu près bouclés et les travaux ont déjà démarré concernant l'aménagement ferroviaire au nord de Toulouse », a-t-il ajouté.
Pourtant en coulisses, comme l'avait révélé La Tribune en janvier dernier, des membres de la direction de la SNCF n'excluent pas un possible retard de la mise en service de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse. Entre manque de ressources humaines et incertitude sur le financement de l'Etat, le calendrier du chantier pourrait être difficile à tenir.
Une attente qui a des conséquences pour la Ville rose confrontée à une saturation du trafic ferroviaire. « Aux heures de pointe, nous ne pouvons pas rajouter de trains entre Toulouse et Agen. Le trafic est saturé aussi bien pour les trains du quotidien que pour les transversales ou le fret. D'où la nécessité de créer une deuxième ligne avec l'arrivée de la LGV pour désengorger le nord toulousain », rappelle Carole Delga.
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En attendant l'arrivée d'une nouvelle ligne, la SNCF a profité de la venue de son PDG pour dévoiler une tour de contrôle qui permet d'améliorer le cadencement des trains. « Avant, les trains étaient commandés par des postes à leviers mécaniques, ce qui pouvait prendre une trentaine de secondes. L'idée est d'informatiser des aiguillages via la programmation des itinéraires avec un pilotage quasi instantané », explique Alban Mascarell à la tête de l'unité opérationnelle. Ce dispositif permet, en clair, d'augmenter le cadencement des trains et d'améliorer l'amplitude horaire des trains.