R&D et centres de décision, ces deux leviers qui confirment l’attractivité du Sud
Laurence Bottero
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La relance semble ne pas concerner uniquement l'industrie et l'agro-alimentaire, mais aussi les investissements étrangers sur le sol français. Un effet attractivité - +32% - qui fait du bien après deux années de crise et des remises en question de tout ordre. Mais les 1.600 projets et les 45.006 emplois qui en découlent à trois ans, sont là pour confirmer que l'Hexagone séduit. C'est bon pour le moral et donc pour le business.
Et c'est dû à trois raisons principales, explique Marie-Cécile Tardieu. « L'un des raisons est structurelle : la France constitue un grand marché », explique la directrice générale déléguée invest de Business France. Une autre se trouve dans les mesures considérées comme pro-business. « Elles ont convaincu les investisseurs que la France, quelques soient les soubresauts, était compétitive. En termes de fiscalité, de droit du travail... il y a une trajectoire qui permet que la France soit compétitive ». A cela s'ajoute les mesures du Plan de Relance, de France 2030 qui semblent avoir convaincu que la France était un pays où l'on pouvait produire que ce soit sur les sujets de santé, d'automobile ou de transition énergétique. « Nous avons fait mieux que 2019, qui était notre année record », s'enthousiasme encore Marie-Cécile Tardieu.
Et parmi les régions qui contribuent à cette jolie performance, Provence-Alpes-Côte d'Azur prend clairement sa place. 2021 est l'année où 96 projets d'investissements ont été menés, ce qui porte, en même temps, les emplois créés ou maintenus à 2.213.
Un comportement que le président de Rising Sud, l'agence de développement économique de la Région Sud, estime aller de soi étant donné que l'économie régionale est « puissante et active, connectée au monde, porteuse de projets d'expérimentation tournés smart city significatifs ». Mais ces bons résultats sont aussi ceux d'une réflexion poussée plus avant. « Quand on accueillait une entreprise à capitaux étrangers, nous avions tendance, par le passé, à vouloir en faire très vite une entreprise locale. Je crois que là-dessus nous nous sommes un peu trompés. Il faut lui garder la spécificité et l'accompagnement par les acteurs qui l'ont reçue en premier. Dans bien des cas, il y a ensuite des réinvestissements avec, à nouveau, des créations d'emplois ». Celui qui est, par ailleurs, président de la Commission développement économique, digital, industrie, export et attractivité au sein du conseil régional, rappelle les locomotives qui « servent à faire briller les yeux » et contribuent à faire venir, tels Iter, Amadeus, Thales Alenia Space ou Naval Group...
Laurence Bottero