« Notre roadmap s’appuie sur un développement interne fort et des opérations de croissance externe » (Michel Féraud, Provepharm)
Laurence Bottero
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Provepharm, créée en 1988, possède une particularité celle de « repositionner les molécules historiques ». C'est, par exemple, le bleu de méthylène, qui a valu à l'entreprise installée à Marseille, de construire sa notoriété et son succès. « Nous possédons un portefeuille assez vaste maintenant », précise Michel Féraud son co-fondateur et dirigeant. Innover signifie évidemment R&D, et celle-ci est installée sur le technopôle de Château Gombert, sur 6.000 m2 de bureaux et de laboratoires, au cœur du 13ème arrondissement de la Cité phocéenne tandis que les études cliniques, sont, elles, menées en proximité du pays concernés.
« On a une roadmap assez claire, avec plusieurs piliers, du développement interne assez fort mais également un objectif de croissance externe pour accélérer notre développement sur les pays d'intérêt. La première s'est faite aux Etats-Unis avec l'acquisition à la fois d'un portefeuille dans le critical care et d'un réseau de distribution. Ce qui nous permettra, avec l'arrivée de nos nouveaux produits d'être en direct et d'être plus proche du patient final ».
L'Europe, l'autre marché occupé par Provepharm, se comporte-t-il comme le marché nord-américain. « Les Etats-Unis et l'Europe sont assez différents. Il n'y a pas une uniformité du marché. Une Autorisation de mise sur le marché doit se décliner dans les trente pays c'est donc beaucoup plus complexe. Les Etats-Unis sont beaucoup plus compétitifs donc plus difficiles mais dès lors que l'on a réussi à y entrer, c'est plus simple à gérer. Nous ambitionnons en effet d'être paneuropéen, donc être présents dans les principaux pays ». Déjà présent en France, le laboratoire a noué un partenariat « assez fort » avec l'Allemagne, la Grande-Bretagne et l'Espagne constituant les autres pays cibles.
Et si Provepharm semble dérouler sa feuille de route sereinement, c'est aussi parce qu'elle s'appuie sur une stratégie qui la fait penser financement avant l'acquisition elle-même. Un modèle répété dès que besoin et qui a vu le laboratoire lever 120 millions d'euros l'an dernier, en vue d'une prochaine opération de croissance externe. « Le marché est à ce point compétitif que l'on ne peut pas se permettre d'arriver sur un dossier d'acquisition en se posant la question du financement ».
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